RPS 712 - Paediatric abdominal radiology, new developments in ultrasound, MRI and CT
Prostate cancer MR imaging: today and tomorrow
RPS 811 - Multiple sclerosis : advanced MRI biomarkers and imaging innovations
RPS809 : From tissue to therapy : innovations in biopsy and ablation – research presentation
RPS 716 - Novel developments in neuro-oncology
RC 800a - Imaging of sports trauma : paediatric vs adult patterns
E³ 22C - Painful hips in adults
OB 9 - Discovering medical secrets hidden in ice and sand
Genital emergencies, a rapid refresher rally
RC 901 - Approach to liver tumours in adolescents and young adults (AYAs)
RC 711 - Post-operative and post-treatment brain and spine: imaging essentials for the radiologist
Meets 7 : Problem-solving with AI in emergencies : the French experience
RC 800c – La base du crane : l’essentiel en imagerie
Auteur : Clara COHEN, Pôle Imagerie Centre Hospitalier Universitaire d'Orléans
Surspécialité : cardio et neuro radiologie
Projet européen AI-POD : prédire le risque cardiovasculaire individuel chez les sujets obèses
Le projet AI-POD (AI for the Prediction of Obesity-related vascular Diseases), financé par la commission européenne et débuté en 2023, vise à intégrer les données cliniques, d’imagerie et concernant le mode de vie pour proposer un score de risque cardiovasculaire individuel chez les sujets obèses.
L’inclusion prospective de 1200 patients a débuté, en parallèle de l’analyse de données rétrospectives pour développer le modèle d’IA.
En imagerie, le modèle est entrainé sur le coroscanner uniquement, en se basant sur les données structurelles habituelles, les données géométriques 3D et la radiomique. L’objectif est de proposer une cartographie cardiaque thermique individuelle (déviation par rapport à la norme) combinant le score calcique, la volumétrie cardiaque, l’atteinte myocardique.
L’évaluation des habitudes quotidiennes (apports nutritionnels, quantification du tabagisme, activité physique…) se fait via l’application Citizen App, et assure un suivi continu, complémentaire des données recueillies en établissement de santé.
Le modèle est en cours de développement et s’inscrit dans une perspective plus large de médecine personnalisée, visant notamment à renforcer la prévention primaire chez les sujets obèses.
Le projet AI-POD nous amène aussi en tant que radiologues à intégrer notre pratique dans une logique de santé publique.
Auteur : Nicolas STACOFFE, CHU de Lyon
Surspécialité : radiologie interventionnelle
Lors de la session RPS 1009 – Research Presentation Session: Interventional radiology – Emerging trends in neuro and head and neck interventional radiology, un travail portant sur la fixation transfacettaire percutanée sous guidage scanner et scopie réalisée sous anesthésie locale a été présenté. Cette étude prospective monocentrique, menée à Nice entre 2022 et 2025, visait à évaluer la faisabilité, la sécurité et les résultats cliniques de cette technique comme alternative mini-invasive à l’arthrodèse lombaire chez des patients présentant une instabilité segmentaire après laminectomie. Trente patients symptomatiques ont été inclus et traités par cette procédure réalisée par des radiologues interventionnels sous guidage combiné scanner et fluoroscopie. Les résultats cliniques ont été évalués à l’aide de l’échelle visuelle analogique (VAS) pour la douleur et du score de qualité de vie EQ-5D, mesurés en préopératoire puis à 1, 6 et 12 mois, avec un suivi prolongé jusqu’à deux ans. Le taux de succès technique était de 100 %, confirmant la précision du positionnement des vis sous guidage combiné. Sur le plan clinique, une diminution significative de la douleur a été observée avec une réduction moyenne de 3 points sur l’échelle VAS (p < 0,05), associée à une amélioration de la qualité de vie avec une réduction médiane de 2 points du score EQ-5D à 6 et 12 mois. Aucun événement indésirable majeur ni complication grave n’a été rapporté, et aucun patient n’a nécessité de conversion vers une arthrodèse lombaire ouverte conventionnelle. Les vis implantées sont restées stables au cours du suivi et pouvaient être repositionnées ou retirées en toute sécurité si nécessaire. Cette étude souligne le potentiel de la fixation transfacettaire percutanée comme technique mini-invasive permettant une stabilisation efficace du segment lombaire tout en évitant l’anesthésie générale, l’abord chirurgical conventionnel et les durées d’hospitalisation prolongées.
RPS 712 - Paediatric abdominal radiology, new developments in ultrasound, MRI and CT
Auteur : Antoine FRAISSENON, CHU de Lyon
Surspécialité : Pédiatrique
Quatre principales thématiques ont été proposées durant cette session. La première concernait différentes techniques d’échographies avancées pour monitorer l’activité de la maladie de Crohn. Une étude s’intéressait à l’utilisation de l’échographie de contraste et mettait en évidence une corrélation prometteuse entre l’aire sous la courbe perfusionnelle et la calprotectine fécale, marqueur biologique habituellement utilisée pour monitorer l’activité de cette pathologie. A noter cependant, l’absence de mesures de la concordance inter et intra observateur.
La seconde concernait l’étude de paramètres mesurés par technique d’élastographie en échographie pour quantifier la stéatose hépatique chez l’enfant, en utilisant l’IRM comme gold standard. Ces études mettent en évidence que les paramètres mesurés doivent être pondérés en fonction de l’âge des enfants et du type de machine utilisé.
La troisième concernait les paramètres échographiques devant faire suspecter une sténose portale après une transplantation hépatique, avec proposition de différents critères échographiques. Trois principaux étaient proposés : le diamètre de la sténose, la vitesse et le gradient trans-anastomotique. L’intérêt de l’élastographie splénique a été discuté ; la difficulté pour obtenir des mesures reproductibles, y compris avec des appareils provenant d’un même constructeur, a été soulignée.
Enfin, le dernier travail proposait une mise à jour des abaques de biométrie des organes abdomino-pelviens et de la thyroïde en échographie, afin de tenir compte de l’évolution de l’âge pubertaire, qui tend à survenir plus précocement au cours des deux dernières décennies. Il convient toutefois de souligner que les mesures n’ont pas été réalisées chez des enfants sains. Néanmoins, chacune d’elles était effectuée par trois experts et portait sur une cohorte de plus de 20 000 enfants, avec exclusion des valeurs aberrantes.
Prostate cancer MR imaging: today and tomorrow
Auteur : Juliette Coutureau, CHU de Montpellier
Surspécialité : urologie
Dans cette session sur l’exploration de la prostate en IRM 2 études ont retenu notre attention :
Une méta-analyse évaluant la valeur pronostique de l’IRM pré-thérapeutique chez des patients traités par prostatectomie radicale (44 études, 27 453 patients). L’extension extracapsulaire (mT3a) et l’invasion des vésicules séminales (mT3b) détectées en IRM étaient de forts prédicteurs indépendants de récidive biochimique et de progression métastatique. Le diamètre tumoral et les adénopathies détectées en IRM étaient aussi prédictifs, mais plus faibles. L’extension extracapsulaire en IRM était également associée à la mortalité spécifique du cancer de la prostate. L’intégration de ces paramètres IRM pourrait améliorer les modèles de stratification du risque et guider la prise en charge.
Une seconde étude avait pour but de comparer le ciblage des biopsies sous fusion IRM en diffusion versus T2.
Les auteurs ont voulu évaluer si le ciblage des biopsies basé sur la diffusion (DWI) plutôt que sur les séquences T2 pouvait améliorer la performance diagnostique pour la détection des cancers de prostate cliniquement significatifs (csPCa). Ils ont inclus 152 lésions chez 111 patients présentant une discordance de taille entre la DWI et les séquences T2. Les résultats ont montré que le ciblage des lésions basé sur la DWI permettait un meilleur rendement diagnostique pour les csPCa comparé au ciblage basé sur le T2 (AUC 0,86 vs 0,66). Les auteurs suggèrent donc que la DWI devrait être considérée comme la séquence dominante pour guider les biopsies ciblées des lésions de la zone périphérique.
RPS 811 - Multiple sclerosis : advanced MRI biomarkers and imaging innovations
Auteur : Guillaume HAMON, CHU de Rennes
Surspécialité : Neuroradiologie
Cette session scientifique était consacrée à l’imagerie de la sclérose en plaques : analyse de corrélation entre lésions du nerf optique et charge lésionnelle globale, imagerie de la moelle épinière et des lésions avec anneau paramagnétique (PRL), estimation de l’âge cérébral (Brain Age) et algorithmes d’amélioration du contraste.
On retiendra en particulier une étude dans laquelle les auteurs ont étudié l’intérêt de l’IRM médullaire dans le suivi de la SEP en analysant l’évolution des lésions médullaires, leur relation avec les lésions cérébrales et la progression du handicap. Au total, 127 patients ont été inclus ; des lésions médullaires étaient présentes chez 82,7 % des patients à l’inclusion et 15,1 % ont développé au moins une nouvelle lésion lors du suivi. Les nouvelles lésions étaient plus fréquentes autour de 11–12 mois et survenaient surtout dans les formes récurrentes-rémittentes (associées à une aggravation du score EDSS). Dans les formes progressives, l’apparition de nouvelles lésions était moins fréquente et moins corrélée à l’aggravation clinique. Les auteurs soulignent que l’apparition de nouvelles lésions médullaires peut ainsi être associée à une aggravation du handicap et témoigner d’une activité de la maladie non visible sur l’IRM cérébrale. La fréquence des lésions médullaires reste cependant relativement faible, suggérant plutôt une utilisation ciblée de l’IRM médullaire en fonction du phénotype du patient et du moment du suivi. Ainsi, dans certaines situations spécifiques, ces lésions médullaires (souvent moins surveillées) pourraient néanmoins mériter un suivi aussi régulier que celui des lésions encéphaliques. Ces observations restent toutefois à être interpréter à la lumière de leur impact thérapeutique potentiel.
Si vous êtes intéressé par l’un de ces sujets, les abstracts détaillés sont disponibles dans le programme de l’ECR 2026.
RPS809 : From tissue to therapy : innovations in biopsy and ablation – research presentation
Auteur : Mehdi HAIDAR, CHU de Lille
Radiologie interventionnelle
Cette session a présenté 6 études portant sur les biopsies et les ablations percutanées. Parmi elles, 2 ont retenu notre attention :
Une étude rétrospective sur 5235 biopsies sur lésions cibles rénales avec guidage écho et CT a rapporté un taux de réponse de 95% et un taux de complication de 5%, et 0,7% de complications majeures, avec plus de complication sous guidage CT qu’échographique (5,52% vs 0,78% ; p<0,001).
Une étude rétrospective sur 200 patients a montré que l’injection de sérum physiologique lors du retrait du co-axial après les biopsies pulmonaires réduisait l’incidence de pneumothorax (7% dans le groupe sérum physiologique vs 24% dans le groupe contrôle (p<0,001)), pouvant constituer une alternative au « blood patch ».
RPS 716 - Novel developments in neuro-oncology
Auteur : Ahmed-Ali EL-AHMADI, AP-HM
Lors de cette session consacrée aux nouveautés en neuro oncologie, 3 études ont retenu notre attention.
- Une étude a montré que l’analyse avec la reconstruction en MIP améliore la détection des métastases cérébrales en TDM pour les radiologues non experts en neuroradiologie Tout en permettant un gain de temps d’interprétation significatif.
Bien que l’IRM demeure la référence pour le diagnostic des lésion encéphaliques, L’analyse systématique des MIP dans les protocoles de TDM de routine pourrait être utile dans les contextes non spécialisés ou à ressources limitées.
Une seconde étude évaluée les performances diagnostiques de la cartographie quantitative de la susceptibilité magnétique (QSM) et des signaux de susceptibilité intra tumorale (ITSS) pour la gradation des lésions gliales
Les signaux de susceptibilité intra tumorale (ITSS) seul obtenait une Se de 82 % et une Sp de 83 %, et les paramètres de susceptibilité dérivés de la QSM avaient une Se de 85% et une Sp de 80 %. Le modèle combiné, intégrant la QSM et l’ITSS, avait les meilleures performances avec une Se de 90 % et une Sp de 85 % représentant un complément intéressant à l’IRM conventionnelle dans l’évaluation préopératoire des tumeurs gliales.
La 3ème étude évalué la performance prédictive de biomarqueurs d’imagerie liés à la microvascularisation, au flux sanguin et à l’oxygénation de la tumeur pour distinguer la récidive tumorale de la radionécrose, en comparaison avec le volume sanguin cérébral (CBV) classiquement utilisé dans cette indication.
L’analyse univarié a retenu 6 biomarqueurs significativement plus performants que le CBV. L’analyse par l’algorithme Random Forest a défini un model optimal composé de 5 biomarqueurs : CBV_corrigé, CBV_non corrigé, Delay_ratio, OEF_ratio et COV_ratio avec delay_ratio.
Ces résultats sont promoteurs pour améliorer la différence entre la radionécrose et la progression tumorale.
Session pédagogique : RC 800a - Imaging of sports trauma : paediatric vs adult patterns
Auteur : Maxime PASTOR, CHU de Montpellier
Cette session pédagogique était consacrée aux différences d’imagerie des traumatismes sportifs entre l’enfant et l’adulte, qui illustrent bien encore une fois que l’enfant n’est pas un mini adulte.
Concernant le genou, ce qu’on peut retenir est que les lésions de l’enfant sont le plus souvent des avulsions osseuses ou des atteintes apophysaires, alors que chez l’adulte les lésions traumatiques sont plus fréquemment ligamentaires ou méniscales. L’association radiographie–IRM constitue l’approche diagnostique de référence.
Les fractures de la tubérosité tibiale antérieure (TTA), typiquement observées chez les jeunes sportifs, notamment les footballeurs, illustrent cette prédominance des lésions d’avulsion chez l’enfant. Il faut faire particulièrement attention aux atteintes de la physe, traumatiques ou micro-traumatiques (« stress lesion »), souvent méconnues du radiologue non spécialisé.
Pour l’épaule, l’exemple des joueurs de baseball, population fortement exposée à ces pathologies aux États-Unis, montre que les lésions observées chez l’adulte sont majoritairement labrales ou tendineuses. Au contraire, chez l’enfant et l’adolescent, la lésion la plus fréquente est la « Little League shoulder », liée à une atteinte de la physe proximale de l’humérus, qui se traduit par un élargissement ou une fragmentation de la physe (visible en radio), et un œdème en IRM. Enfin, l’apophysite acromiale constitue une autre lésion de stress du jeune sportif, équivalente à une fracture de type Salter-Harris I, diagnostiquée en IRM.
E³ 22C - Painful hips in adults
Auteur : Maxime PASTOR, CHU de Montpellier
Cette session sur le thème de la hanche douloureuse, a d’abord voulu lutter contre « l’oubli » de la radiographie standard de nos jours. Elle reste notamment utile en première intention pour le diagnostic de la coxarthrose et pour le suivi des prothèses de hanche. Pour le reste, il ressort sans surprise que l’imagerie en coupe est bien souvent nécessaire.
La session a ensuite abordé la problématique de l’arthrose précoce de hanche, définie par une douleur et un pincement articulaire inférieur à 1,5 mm chez les patients de moins de 55 ans. Parmi les principales étiologies, un focus intéressant a été fait sur la dysplasie de hanche, pourvoyeuse de syndrome de conflit fémoro-acétabulaire. Un message important concerne le risque de surdiagnostic de ces conflits, soulignant la nécessité d’une corrélation étroite avec l’examen clinique, tout à fait réalisable en pratique courante par le radiologue.
Cette session pédagogique présente majoritairement un intérêt pour le radiologue débutant ou non spécialiste en musculo-squelettique.
OB 9 - Discovering medical secrets hidden in ice and sand
Auteur : Clara COHEN, Pôle Imagerie Centre Hôspitalier Universitaire d'Orléans
Fête des momies
La radiologie appliquée à l’archéologie vise à établir des données épidémiologiques sur les populations anciennes. Le « Swiss Mummy Project » a débuté en 1995. L’analyse des tissus mous conservés grâce à la momification offre une opportunité unique d’éclairer les conditions de vie des sociétés anciennes.
En 2002 a eu lieu la première biopsie scanoguidée de momie. En 2007, l’IRM au sodium (23Na-MRI) mettait en évidence la concentration inhabituelle de sodium dans les tissus mous, comme reflet de la technique de momification basée sur le natron, minéral permettant la dessication.
Des amulettes scarabées positionnées à la place du cœur, ou des pièces placées dans les mains des défunts étaient visibles en scanner. Sur 52 momies scannées de l’Égypte ancienne, 20 présentaient des calcifications vasculaires, dont 2 de localisation coronaire.
Le développement de dispositifs portables de fluorescence X (pXRF), a rendu possible l’exploration par imagerie directement sur les sites de fouille archéologiques, en particulier pour les éléments non transportables.
Difficile de résumer l’ensemble des informations passionnantes de cette présentation, et que de questions soulevées : quelle est la représentativité de ces données concernant ces populations disparues ? Nos maladies modernes sont-elles en réalité très anciennes ?
Et surtout : comment recueillir le consentement des sujets étudiés ?
Genital emergencies, a rapid refresher rally
Auteur : Juliette COUTUREAU, CHU de Montpellier
Surspécialité : Emergency / Pelvis
De cette session nous pouvons retenir quelques notions utiles en pratique :
Dans la torsion ovarienne, l’apport veineux ovarien est interrompu avant l’apport artériel (à moins que la spire soit très serrée). C’est pourquoi les signes d’œdème ovarien en lien avec la congestion veineuse : augmentation de taille, hyper signal T2 et follicules refoulés en périphérie, sont plus sensibles que les signes d’ischémie : défaut de rehaussement / absence de flux doppler.
En post-partum, il est normal de voir de l’air dans la cavité utérine et un rehaussement très intense / hétérogène de l’utérus jusqu’à 3 semaines après l’accouchement. Attention à ne pas évoquer une endométrite par excès : il s’agit d’un diagnostic clinique sans signe spécifique en imagerie. Seule l’augmentation au cours du suivi de la quantité d’air dans la cavité peut faire suspecter le diagnostic.
Dans les traumatismes de la verge, l’échographie est l’examen de première intention pour identifier le site de la fracture, mais il ne faut pas hésiter à faire une IRM en cas de doute, qui montrera une interruption de l’hyposignal T2 de l’albuginée. L’atteinte urétrale (10 à 20% des patients) est beaucoup plus difficile à affirmer en imagerie. Elle doit être suspectée en particulier lorsqu’il existe une atteinte bilatérale des corps caverneux.
RC 901 - Approach to liver tumours in adolescents and young adults (AYAs)
Auteur : Antoine FRAISSENON, CHU de Lyon
Surspécialité : Pédiatrique, Oncologie
Cette session pédagogique a porté sur les pièges diagnostiques en imagerie des tumeurs hépatiques pédiatriques, en distinguant les situations avec ou sans prédisposition génétique.
Chez les patients sans facteur de risque connu, l’un des principaux pièges est la confusion entre un carcinome fibrolamellaire et l’hyperplasie nodulaire focale (HNF), représentant toutes les deux des tumeurs rares. Un élément discriminant est l’aspect de la cicatrice centrale en IRM : elle apparaît en hyposignal T2 dans le carcinome fibrolamellaire alors qu’elle est en hypersignal T2 dans l’HNF. De plus, la présence de calcifications oriente davantage vers un carcinome fibrolamellaire, celles-ci étant très rares dans l’HNF (moins de 1%). Un autre piège diagnostique consiste à confondre une lésion liquidienne avec un abcès hépatique alors qu’il peut s’agir d’un sarcome embryonnaire non différencié ; ce diagnostic doit être évoqué en l’absence de fièvre et d’élévation de l’alpha-foetoprotéine. Ce type de lésion est rencontré chez les enfants de plus de 5 ans et est fréquemment associé à des métastases pulmonaires.
Chez les patients présentant une prédisposition génétique, certaines tumeurs doivent être particulièrement recherchées. En cas de syndrome Li-Fraumeni, le PECome peut notamment mimer un carcinome hépatocellulaire en imagerie, parfois avec une densité spontanée encore plus basse. Les deux autres situations de prédisposition rapportées sont le syndrome de Beckwith Wiedemann et la polypose adénomateuse familiale qui présentent un sur-risque d’hépatoblastome, proche de 2000 fois supérieur à la population générale. Cette présentation souligne l’importance de prendre en compte les facteurs prédisposant des tumeurs dans l’interprétation des images.
RC 711 - Post-operative and post-treatment brain and spine: imaging essentials for the radiologist
Auteur : Guillaume HAMON, CHU de Rennes
Surspécialité : Neuroradiologie
Cette session pédagogique était consacrée à l’imagerie encéphalique post-opératoire dont voici certains éléments clés.
Concernant l’exploration de tumeurs cérébrales post-opératoires : l’une des principales recommandations de cette session est d’utiliser une séquence 3D T1 TSE à >4-8 minutes après injection afin d’obtenir un rehaussement optimal. L’IRM post-opératoire précoce (48-72h) est utile pour limiter le rehaussement non tumoral lié aux remaniements chirurgicaux, évaluer l’étendue de la résection et rechercher une ischémie. L’IRM pré-irradiation quant à elle doit être réalisée au plus tard 2 semaines avant la radiothérapie, car les glioblastomes peuvent évoluer rapidement avant l’irradiation. Il est également nécessaire d’utiliser les critères RANO 2.0 en prenant comme référence l’IRM après radiothérapie comme examen de référence (et non l’IRM post-chirurgicale ou pré-radiothérapie) et rester attentif à la pseudoprogression, qui peut survenir dans les gliomes IDH-sauvages (dans les 3 mois) et les gliomes IDH-mutés (> 6 mois). Enfin, il est indispensable d’utiliser des techniques avancées (DSC-PWI) en complément de l’imagerie conventionnelle (matching T1/T2) pour différencier radionécrose et progression tumorale.
Concernant l’exploration de l’hypophyse post-opératoire : l’IRM pré-opératoire est indispensable à l’interprétation. En effet la présence d’un résidu tumoral est souvent prévisible à partir de l’évaluation de l’extension tumorale initiale. Par ailleurs, l’aspect des matériaux hémostatiques est important à connaître et notamment la possibilité d’un rehaussement périphérique qui disparait au cours du suivi à plus à 3-5 mois après l’intervention.
Concernant l’imagerie après traitement de l’AVC ischémique : il est important de connaître le “fogging effect” au scanner. Il s’agit d’un aspect pseudo-normal du parenchyme lié à l’évolution habituelle de l’AVC à 1 semaine. Il est également important d’intégrer la classification de Heidelberg pour décrire la transformation hémorragique dans le compte rendu et de la corréler aux symptômes cliniques.
Meets 7 : Problem-solving with AI in emergencies : the French experience
Auteur : Mehdi HAIDAR, CHU de Lille
Intelligence artificielle
Cette session avait pour but de faire un audit sur l’utilisation de l’IA en imagerie d’urgence en France.
En imagerie thoracique, les outils disponibles sont performants pour la détection de pathologies aigues telles que le pneumothorax ou l’embolie pulmonaire. Ainsi, certains outils d’IA avaient une excellente VPN (0,99) pour la dissection aortique, présentant ainsi un intérêt chez les patients à faible probabilité. Toutefois des limites demeurent rendant l’usage en substitution ou en triage dans le cas des syndromes aortiques aigus non réaliste : sous-diagnostic des hématomes intra muraux ou des ulcères aortiques.
En imagerie abdominale, ont été évoqués des logiciels permettant la détection de l’appendicite aigu, du pneumopéritoine et de l’occlusion intestinale aiguë. Toutefois les limites spécifiques de chaque IA et le fait que la pathologie abdominale aigue associe de multiples anomalies sémiologiques cantonnent actuellement l’usage des logiciels d’IA dans le triage des patients plutôt que pour le diagnostic.
En neuroradiologie, la génération de séquences telles que le FLAIR synthétique, permet de gagner du temps lors de la réalisation d’une IRM en alerte thrombolyse.
Les outils d’analyse des mismatch diffusion/perfusion et diffusion/flair sont particulièrement utilisés en routine (RapidIA).
RC 800c – La base du crane : l’essentiel en imagerie
Auteur : Ahmed-Ali EL-AHMADI, AP-HM
La base du crâne constitue une région anatomique stratégique, véritable carrefour entre plusieurs compartiments intracrâniens et extracrâniens. Cette complexité anatomique s’accompagne d’un large éventail de lésions aux présentations variées. Celles-ci peuvent être intrinsèques à la base du crâne ou s’y étendre à partir des espaces adjacents, les foramens jouant alors un rôle clé dans la propagation d’un compartiment à l’autre.
Ces particularités nécessitent des protocoles spécifiques en scanner et en IRM, exposés par les orateurs. À travers une approche didactique et illustrée, cette session propose de revisiter les bases anatomiques de la base du crâne et de parcourir le spectre diagnostique des principales lésions tumorales, infectieuses et vasculaires. Elle met en lumière les diagnostics communs ainsi que les particularités propres à chacun des étages de la base du crâne, afin de fournir des repères pratiques pour l’analyse en imagerie.