RPS1302: The state of the art in breast MRI
RPS 1410 - Detecting damage : sports and trauma imaging
RPS 1311 - Imaging the psychiatric brain: new frontiers and insights
RPS 1417 - Hot Topic: AI in emergency imaging
RPS1304 Advances in MRI for pulmonary imaging – research presentation session : Chest
RC 1202 – Symptomatic breast imaging
E³ 22D - Elbow and wrist in sports
RC 1208 - Structured approach to skull base and temporal bone imaging
RC 1311 - Pick up the phone in the neuroradiology reading room
PL 2 - Whole Brain Living: The Anatomy of Choice and the Four Characters That Drive Our Life
Cube 16 : the cube : innovative fusion imaging in neurointervention : tips and tricks
RC1410 – Imaging of the Shoulder
US 15 - What should a radiologist know? Kidney from a paediatric and adult perspective
RPS1302: The state of the art in breast MRI
Auteur : Juliette COUTUREAU, CHU de Montpellier
Surspécialité : sénologie
Dans cette session, deux études ont attiré notre attention :
La première concernait l’intérêt d’interpréter le signal T2 des lésions mammaires en IRM (T2 sans FS). Les auteurs ont interprété rétrospectivement 1387 IRM et n’ont mis en évidence aucune association entre le signal T2 et le caractère bénin ou malin des lésions mammaires, mais les lésions les plus agressives (Luminal B, triple négatives, Ki67 élevé) avaient un signal significativement plus élevé (p<0.05) que les tumeurs les moins agressives. De manière notable, les tumeurs avec une composante in situ ne présentaient en général pas un signal T2 élevé.
La seconde avait pour objectif de chercher des valeurs seuils d’ADC pour différencier les lésions bénignes et malignes en IRM. Les auteurs ont analysé 773 lésions (77.2% de lésions malignes). Les lésions malignes avaient un ADC en moyenne plus bas (0.85) que les lésions bénignes (1.23). Un seuil d’ADC de 1.03 permettait de discriminer les 2, avec une sensibilité de 85% et une spécificité de 72%.
Les deux études concluent que ces caractéristiques doivent être intégrées à l’ensemble des données de l’IRM multiparamétrique (notamment les données de rehaussement dynamique).
RPS 1410 - Detecting damage : sports and trauma imaging
Auteur : Maxime PASTOR, CHU de Montpellier
Surspécialité : MSK
Cette session scientifique était consacrée aux avancées récentes en imagerie des lésions sportives et traumatiques. Voici quelques messages à retenir de cette session.
Une étude a confirmé l’intérêt de l’IRM pour prédire l’évolution des lésions musculaires chez les sportifs. Dans les blessures musculaires de la cuisse chez les footballeurs professionnels, les classifications BAMIC et MLG-R ainsi que certaines caractéristiques IRM (localisation anatomique, longueur de la lésion et la présence de liquide intermusculaire) sont corrélées au délai de retour au sport et au risque de récidive.
L’intégration de modèles d’intelligence artificielle, utilisant les classifications IRM existantes peuvent encore améliorer la stratification pronostique.
Concernant l’analyse des lésions du ligament croisé antérieur, une étude a rapporté que l’analyse multiparamétrique en IRM permet de distinguer avec une grande précision les ruptures récentes et anciennes, ce qui peut être utile pour la prise en charge clinique et certaines situations médico-légales. Une autre étude rapporte des résultats intéressants en utilisant une nouvelle IRM basse intensité (0.15T) exploitant l’effet
Dans l’ensemble, cette session illustre la transition vers une imagerie musculosquelettique plus quantitative et prédictive, intégrant de plus en plus l’intelligence artificielle dans l’évaluation et la prise en charge des traumatismes sportifs.
RPS 1311 - Imaging the psychiatric brain: new frontiers and insights
Auteur : Clara COHEN, Pôle Imagerie Centre Hospitalier Universitaire d'Orléans
Surspécialité : Neuroradiologie
Pathologies psychiatriques : les biomarqueurs IRM deviennent essentiels
L’imagerie cérébrale joue un rôle clé dans le bilan des pathologies psychiatriques. A un premier niveau d’exploration, il s’agit d’éliminer des causes dites « organiques ». En réalité, grâce à l’IRM, les preuves d’anomalies structurelles et métaboliques s’accumulent, contribuant à une meilleure compréhension des substrats physiopathologiques et ouvrant les portes vers de nouveaux traitements neuromodulateurs.
Lors d’une entrée dans la schizophrénie, deux sous-types ont été mis en évidence en IRM fonctionnelle chez 77 patients. Le premier pattern (45%) associait une réduction diffuse de l’excitabilité corticale frontale, sensorimotrice et dans le cunéus avec une symptomatologie plus sévère (dépression, troubles cognitifs, symptômes négatifs) ; le second (55%) présentait une atteinte IRM et clinique plus modérée, traduisant de probables processus compensateurs. Ces deux modèles neurobiologiques sont prometteurs pour faire le lien entre atteinte moléculaire et dysfonction neuronale.*
La pathologie bipolaire se caractérise par une dégradation psychiatrique progressive. Chez 45 patients stratifiés par sévérité, l’exploration tractographique et connectomique objectivait une diminution de la « nodal strenght », et une augmentation de la « nodal betweenness » dans le cortex cingulaire postérieur (CCP) chez les patients les plus sévères. La connectivité dans le CCP devient un biomarqueur cible de la progression de la bipolarité.
Et pour finir sur une note joyeuse, la musique lente et régulière n’active pas les mêmes régions cérébrales que la musique intense : de belles perspectives pour la musicothérapie !
*Pour en savoir plus : https://doi.org/10.1186/s12916-026-04721-2
RPS 1417 - Hot Topic: AI in emergency imaging
Auteur : Ahmed-Ali EL AHMADI, AP-HM
Surspécialité : Imagerie Urgences
Lors de cette session consacrée aux nouveautés en neuro oncologie, 3 études ont retenu notre attention.
AI Triage in Emergency Radiology: Enhancing Detection or Adding Noise?
Cette étude rétrospective multicentrique a évalué les performances de l’utilisation simultanée de plusieurs systèmes d’alerte basés sur l’IA : Des algorithmes de détection de l’hémorragie intracrânienne sur scanner cérébral, du pneumothorax sur radiographie thoracique et de l’embolie pulmonaire incidente sur scanner, ont été utilisé sur 2 336 scanners et 119 radiographies thoraciques.
Les auteurs montrent que les IA améliorent les performances diagnostiques comparativement au radiologue seul (1.5%, 2/133 pour le saignement intra crânien ; 0.8%,1/119 pour le pneumothorax et 1.3%, 22/1654 pour l’embolie pulmonaire) mais au prix d’une augmentation des cas de faux positifs notamment pour la détection d’embolies pulmonaires. Ainsi au prix d’environ 1,5 fausse alerte par jour, l’IA a permis de détecter une pathologie potentiellement mortelle supplémentaire tous les cinq jours
Ils en concluent que les outils d’IA en radiologie d’urgence sont utiles à la sécurisation du parcours du patient, à condition d’être vigilants quant aux les faux positifs.
Cette étude a comparé les performances diagnostiques pour la détection des hémorragie intracrâniennes de deux internes en radiologie sans et avec l’aide d’un logiciel d’IA validé. L’étude a montré sur 1337 scanners que l’outil permettait d’augmenter significativement la sensibilité (0,85 à 0,94 ; p < 0,01) et la spécificité (de 0,87 à 0,97 ; p < 0,01). Le bénéfice le plus important a été observé pour les hématomes sous-duraux (HSD) avec un taux d’erreur passant de 20,3 % à 5,7 % ; p < 0,001).
L’IA apparait donc comme un outil intéressant pour améliorer les interprétations des juniors non encadrés.
RPS1304 Advances in MRI for pulmonary imaging – research presentation session : Chest
Auteur : Mehdi HAIDAR, CHU de Lille
Session recherche - Imagerie Thoracique
Cette présentation visait à exposer les avancées de l’IRM pulmonaire. Parmi les sept études présentées, deux ont particulièrement retenu notre attention.
La première était une étude prospective incluant 12 patients atteints de pneumopathies infiltrantes diffuses associées aux connectivites, à un stade clinique modéré à sévère. Une acquisition en pondération T2 FSE avec synchronisation respiratoire a été réalisée puis comparée au scanner. Chez six patients, les anomalies interstitielles visibles au scanner correspondaient à des lésions en hypersignal T2, prédominant dans les zones les plus atteintes et évoquant, selon les auteurs, un œdème interstitiel, sans corrélation avec le stade de la maladie. À 6 mois de suivi, une majoration de cet œdème était observée chez trois patients sans modification tomodensitométrique ; deux d’entre eux présentaient une aggravation clinique, suggérant que l’œdème détecté en IRM pourrait constituer un marqueur prédictif d’évolution.
La seconde étude évaluait le rôle de l’IRM dans l’analyse du lien entre la dilatation des artères bronchiques et l’atteinte broncho-pulmonaire dans la dyskinésie ciliaire primitive. Un suivi longitudinal sur 3 ans par IRM annuelle a été réalisé chez 68 patients, incluant des séquences de perfusion et d’angiographie. La sévérité de la maladie était évaluée par spirométrie et par le MRI chest score développé dans la mucoviscidose (Eichinger, Eur J Radiol, 2012), appliqué ici à la dyskinésie ciliaire primitive. Plus de la moitié des patients (54 %) présentaient des artères bronchiques dilatées au début du suivi, majoritairement issues de l’aorte. Au cours du suivi, de nouvelles artères dilatées apparaissaient chez 5,8 % des patients et une augmentation de leur nombre était observée chez 4,4 %. Un âge plus élevé et une atteinte pulmonaire plus sévère étaient significativement associés à la présence d’artères dilatées (p = 0,002). Ainsi, du fait de son caractère non irradiant, l’IRM pourrait occuper une place importante dans le suivi de ces patients souvent jeunes.
RC 1202 – Symptomatic breast imaging
Auteur : Juliette COUTUREAU, CHU de Montpellier
Surspécialité : sénologie
Les points clés qui ressortent de cette session sont les suivants :
1- Les douleurs mammaires ne sont pas un signe de cancer du sein. Il n’y a pas d’indication à faire une imagerie en l’absence de signe associé (masse palpable, écoulement). La conduite à tenir dans ce contexte consiste en une réassurance et la prescription d’antalgiques / anti-inflammatoires topiques.
2- Pendant la grossesse et allaitement, l’échographie a des très bonnes performances diagnostiques en cas de symptôme focal, et les mammographies sont très peu irradiantes pour le fœtus (0.001-0.01mGy pour 2 incidences sur les 2 seins).
En pratique, en cas de plainte focale depuis plus de 2 semaines, avant 30 ans on peut proposer une échographie seule, et éventuellement ajouter des mammographies si besoin après 30 ans. L’IRM n’est pas recommandée par l’ACR en raison de l’absence de certitude sur l’innocuité du Gadolinium sur le fœtus à long terme, sauf si indispensable (bilan d’extension) et l’IRM sans injection n’est pas utile.
E³ 22D - Elbow and wrist in sports
Auteur : Maxime PASTOR, CHU de Montpellier
A retenir de cette session pédagogique, la brillante présentation du Pr Reno Sutter, consacrée aux lésions de sursollicitation du coude et du poignet chez le sportif.
Au niveau du coude, les lésions les plus fréquentes concernent les insertions tendineuses épicondyliennes (« tennis elbow » en latéral et « golf elbow » en médial).
Chez l’enfant, le principal diagnostic différentiel est le « Little League elbow », correspondant à une apophysite de traction.
Au niveau du poignet, plusieurs tableaux de sursollicitation ont été discutés. Les lésions tendineuses sont dominées par la ténosynovite de De Quervain, la plus fréquente, observée notamment dans les sports de raquette mais aussi chez les jeunes parents. D’autres lésions peuvent être observées, telles que les kystes dorsaux liés au ligament scapho-lunaire ou les fractures de stress de l’hamatum, notamment chez les grimpeurs.
Cette session a également souligné que certains sports ou activités sont associés à des profils lésionnels spécifiques, soulignant l’importance de reconnaître ces patterns en imagerie. Elle présentait ainsi un intérêt didactique aussi bien pour les radiologues débutants que pour les radiologues musculo-squelettiques plus expérimentés.
RC 1208 - Structured approach to skull base and temporal bone imaging
Auteur : Guillaume HAMON, CHU de Rennes
Surspécialité : Neuroradiologie
La session rappelle tout d’abord qu’il est important de connaitre les bases anatomiques et d’avoir un plan d’analyse systématique d’un scanner des rochers, de latéral en médial, suivant la propagation du son : conduit auditif externe, membrane tympanique, chaîne ossiculaire et cavité tympanique, puis structures de l’oreille interne (Cavaliere M, Frontiers Neurology 2021). Il est important de ne pas oublier de regarder le reste du volume d’acquisition et notamment le cavum.
Le second message est que l’interprétation de l’imagerie post-opératoire de la base du crâne, dépend essentiellement de l’aspect lésionnel pré-chirurgical, de l’histologie de la lésion et de la technique opératoire utilisée. Il est notamment rappelé que le rehaussement d’un lambeau musculaire observé en post-opératoire, est lié à un phénomène attendu de dénervation aiguë, et ne doit pas être interprété de façon péjorative.
Le scanner et l’IRM sont complémentaires dans l’exploration des nombreuses étiologies des acouphènes pulsatiles. Le troisième message de cette session est qu’il n’existe aucune association entre les boucles vasculaires au sein du CAI ou les contacts neurovasculaires vestibulocochléaires et la présence d’acouphènes pulsatiles (Chong ML, European Radiology 2025).
RC 1311 - Pick up the phone in the neuroradiology reading room
Auteur : Guillaume HAMON, CHU de Rennes
Surspécialité : Neuroradiologie
La présentation des principales urgences neuro-ophtalmologiques, vasculaires/traumatiques et infectieuses/inflammatoires, a été illustrées à travers de nombreux cas cliniques. Les orateurs ont insisté sur l’importance du contexte dans les stratégies d’exploration. Par exemple face à une diplopie binoculaire, certains éléments associés imposent une imagerie en urgence : des céphalées (rupture d’anévrysme, apoplexie hypophysaire), un début brutal (AVC), une HTIC (thrombose veineuse, tumeur), un syndrome infectieux (abcès) ou encore un traumatisme (incarcération musculaire, fistule carotido-caverneuse).
Difficile de résumer les très nombreux éléments de cette excellente présentation : je vous invite vivement à regarder cette session en replay (RC 1311).
La dernière partie était consacré aux éléments à ne pas mentionner de manière abusive et aux erreurs d’interprétation fréquemment observées. Un rappel a notamment concerné l’aspect des espaces périvasculaires dilatés au scanner qui ne doivent pas être confondus avec des ischémies lacunaires : classiquement situés à hauteur de la commissure antérieure, présentant des contours réguliers autour d’un vaisseau et apparaissant en isosignal au LCS sans œdème en FLAIR, par opposition aux lacunes profondes (situés au sein du thalamus et noyaux gris centraux). Une exception existe cependant : les espaces périvasculaires dilatés situés en région temporale antérieure qui peuvent présenter un hypersignal FLAIR périphérique dans cette topographie, sans signification pathologique.
Auteur : Ahmed-Ali EL AHMADI, AP-HM
Surspécialité : Pédiatrie
Cette session était centrée sur les complications de la prématurité : dysplasie broncho-pulmonaire, lésions hémorragiques encéphaliques, leucomalacie périventriculaire et l’entérocolite ulcero-nécrotique.
La dysplasie broncho-pulmonaire peut se compliquer de sténose des veines pulmonaires, de broncho-malacie ou d’hypertension artérielle pulmonaire. La radiographie reste l’examen de première intention. La place du scanner est discutée, il reste indispensable pour le bilan pré thérapeutique de certaines complications et doit être réalisé avec injection de produit de contraste.
La surveillance systématique par échographie transfontanellaire est nécessaire au dépistage des complications encéphaliques de la prématurité. L’IRM est recommandé chez tous les prématurés à l’âge du terme corrigé pour le bilan global.
Le diagnostic de l’entérocolite ulcéro-necrosante repose sur la radiographie et l’échographie. Cette dernière permet la recherche des signes de complications (Pneumopéritoine, épanchement péritonéal et l’absence de péristaltisme). La pneumatose pariétale et l’aéroportie sont des signes qui peuvent disparaitre rapidement et leur absence n’exclut pas le diagnostic. L’échographie de contraste est rapportée comme un outil possible pour le dépistage des complications digestives
PL 2 - Whole Brain Living: The Anatomy of Choice and the Four Characters That Drive Our Life
Auteur : Clara COHEN, Pôle Imagerie Centre Hospitalier Universitaire d'Orléans
Surspécialité : neuroradiologie
Une éclaireuse dans la recherche sur la schizophrénie
Grand show hologramique par la neurophysiologiste Jill Bolte Taylor, pionnière dans la recherche sur la schizophrénie (SCZ), à laquelle elle a consacré sa carrière pour mieux comprendre son frère atteint de la maladie.
Elle a contribué identifier l’aire visuelle médio-temporale, impliquée dans le suivi visuel des objets se déplaçant, comme substrat de la maladie. En effet, contrairement aux personnes saines qui focussent sur l’objet, le regard des personnes atteintes de SCZ se pose en arrière de l’objet en mouvement. L’intégration des informations du monde qui nous entoure est donc d’emblée perturbée chez les patients, leur autre perception de la réalité rend difficile la possibilité de vivre des expériences communes.
Dans les années 1990, ses collègues et elle ont contribué à changer de paradigme dans la recherche sur la SCZ, où la dopamine était initialement identifiée comme principal neuromodulateur dysfonctionnel. Ils ont mis en évidence une altération dans le système de la sérotonine, qui, durant la période embryonnaire, agit comme éclaireuse pour la maturation du cortex. Les fibres dopaminergiques suivent ensuite le chemin tracé par la sérotonine.
Fréquemment découragée de poursuivre ses recherches en raison de la mauvaise réputation des pathologies psychiatriques, elle a persévéré, et milité, y compris en chanson, pour exposer l’importance des dons de tissus cérébraux à des fins de recherche aux USA.
Un parcours inspirant !
Cube 16 : the cube : innovative fusion imaging in neurointervention : tips and tricks
Auteur : Mehdi HAIDAR, CHU de Lille
Session pédagogique – Neuroradiologie Interventionnelle
Les procédures en neuroradiologie interventionnelle sont complexes et nécessitent une bonne analyse de l’imagerie pré-opératoire.
Les outils de guidage avancé tels que la fusion d’image sont essentiels pour optimiser le succès des procédures endovasculaires et leur utilité a été démontrée dans la littérature. La fusion permet en effet d’assurer une navigation optimisée mais également une réduction du temps opératoire, des doses d’irradiation et de produit de contraste (Zhang et al, Medicine, 2016).
La fusion d’image peut être générée soit par couplage à l’imagerie pré-opératoire (angioscanner, angioIRM), soit par acquisition per-opératoire d’images de repérage 2D ou 3D, ensuite superposées à la fluoroscopie à l’aide de logiciels et de machines toujours plus performants. Le guidage par fusion peut être ajusté aux circonstances (mouvements du patient, nécessité de changement d’incidence, modifications des rapports anatomiques…). Il permet également de s’assurer de la bonne position du matériel en cours d’implantation et/ou implanté (coils, stents). Enfin le guidage par fusion d’imagerie multimodale est également utilisé de manière systématique au cours des procédures endovasculaires aortiques (Sailer, Eur J Vasc Endovasc Surg, 2014).
RC1410 – Imaging of the Shoulder
Auteur : Nicolas STACOFFE, CHU de Lyon
Ce texte constitue un résumé d’un des cours pédagogiques consacré à l’imagerie de l’épaule.
Les douleurs de l’épaule sont le plus souvent attribuées à une instabilité gléno-humérale ou à une atteinte de la coiffe des rotateurs. Cependant, d’autres étiologies doivent être systématiquement recherchées lors de l’analyse en imagerie. Parmi celles-ci, les lésions de la poulie du tendon du long biceps, situées au niveau de l’intervalle des rotateurs, constituent une cause importante de douleur et d’instabilité du tendon bicipital. Elles impliquent notamment le ligament gléno-huméral supérieur et le ligament coraco-huméral, et peuvent être classées selon la classification de Habermeyer. La capsulite rétractile représente également une cause fréquente de douleur et de limitation fonctionnelle de l’épaule. L’imagerie, en particulier après injection intra-articulaire de produit de contraste (arthro-IRM ou arthro-scanner), permet une meilleure visualisation de l’épaississement capsulaire et de la diminution du volume articulaire. Au niveau de l’intervalle des rotateurs, on peut observer, notamment dans la phase dite « frozen », une infiltration inflammatoire et un épaississement des structures ligamentaires.Il est également essentiel d’évaluer l’articulation acromio-claviculaire, dont les lésions dégénératives ou inflammatoires peuvent être responsables de douleurs de l’épaule.Par ailleurs, la présence de kystes péri-labraux doit être recherchée, car ils peuvent entraîner une compression nerveuse, en particulier du nerf supra-scapulaire, avec des conséquences fonctionnelles potentielles. Enfin, des situations plus rares peuvent être observées, comme la migration de dépôts calciques dans le muscle, complication inhabituelle des tendinopathies calcifiantes pouvant être responsable de douleurs aiguës de l’épaule.
Auteur : Nicolas STACOFFE, CHU de Lyon
Dans la session consacrée à l’imagerie du rachis, j’ai sélectionné une présentation portant sur l’imagerie du traumatisme rachidien.
L’objectif principal de l’imagerie dans le traumatisme rachidien est d’identifier les complications neurologiques évitable à court et à long terme. L’imagerie doit permettre d’identifier rapidement les lésions vertébrales, médullaires ainsi que les éventuelles atteintes vasculaires associées.
Les radiographies standards ont aujourd’hui un rôle limité en raison de leur faible sensibilité pour la détection des lésions rachidiennes. Elles peuvent toutefois être utilisées dans les traumatismes mineurs.
Le scanner (CT) constitue l’examen de référence et à privilégié chez les patients traumatisés, notamment dans le cadre du polytraumatisme. Il permet une excellente analyse des structures osseuses et la détection rapide des fractures et des luxations.
L’IRM joue un rôle complémentaire essentiel. Elle permet d’évaluer les lésions de la moelle épinière, les atteintes ligamentaires et les anomalies de la moelle osseuse. Elle est particulièrement utile en présence de signes neurologiques ou lorsqu’une lésion est suspectée malgré un scanner normal.
L’interprétation de l’imagerie du rachis traumatique doit toujours prendre en compte le mécanisme du traumatisme. Une analyse systématique reposant sur une checklist de lecture est recommandée.
US 15 - What should a radiologist know? Kidney from a paediatric and adult perspective
Auteur : Antoine Fraissenon, CHU de Saint Etienne
Les principales pathologies malformatives, traumatiques et tumorales dans trois domaines de la radiopédiatrie ont été abordées.
En neuroradiologie, l’intérêt de l’IRM avec perfusion et spectroscopie a été mis en évidence pour le diagnostic des tumeurs cérébrales. Chez l’enfant, la prise de contraste ne permet pas de catégoriser les lésions gliales, alors qu’un volume sanguin cérébral augmenté et une restriction de diffusion sont en faveur de lésions de haut grade. La présence de taurine (3,3–3,4 ppm) oriente vers un médulloblastome. L’intérêt de l’IRM fonctionnelle avant exérèse chirurgicale, notamment pour identifier les aires corticales impliquées dans l’élocution, a également été illustré.
La seconde présentation portait sur l’imagerie thoracique. En cas de suspicion de séquestration pulmonaire, un angioscanner thoracique est recommandé entre 3 et 6 mois de vie afin de mieux individualiser les artères systémiques impliquées. Devant une volumineuse lésion kystique pleurale, un pleuropneumoblastome doit être évoqué. Si le diagnostic est confirmé, la mutation DICER1 doit être recherchée, celle-ci étant également associée aux néphromes kystiques.
Le dernier volet concernait l’imagerie digestive. En cas de suspicion de volvulus du mésentère, l’échographie suffit dans la majorité des cas ; l’opacification intestinale ne doit être réalisée qu’en cas de doute, sous scopie. Une stratégie d’imagerie a également été proposée en cas de suspicion de corps étranger, avec recours au scanner uniquement si l’ingestion remonte à plus de 12 heures et que la localisation reste indéterminée par les autres examens. Enfin, en oncologie, plusieurs critères cliniques et radiologiques permettant de différencier un neuroblastome d’un néphroblastome ont été rappelés.
La CEUS montre un intérêt croissant en imagerie rénale pédiatrique, notamment pour mieux détecter les lésions infectieuses et traumatiques, caractériser les tumeurs et évaluer la perfusion du greffon rénal.
Non néphrotoxique et utilisable même chez la femme enceinte, elle devient un outil clé pour l’évaluation des pathologies rénales.