DAILY NEWS ECR 2026 - 5 MARS 2026 - Bourse CERF-GUERBET
Vous pouvez lire tous les résumés sur cette page : ils sont classés en 2 catégories :
- Résumés des sessions scientifiques
- Résumés des sessions pédagogiques
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SESSIONS SCIENTIFIQUES
- EIBIR 8 – Transforming cardiovascular risk prediction with AI: from models to real-world impact with the Trustworthy AI Tools for the Prediction of Obesity Related Vascular Diseases (AI-POD) project
- RPS 1009 – Research Presentation Session: Interventional radiology – Emerging trends in neuro and head and neck interventional radiology
- RPS 712 – Paediatric abdominal radiology, new developments in ultrasound, MRI and CT
- Prostate cancer MR imaging: today and tomorrow
- RPS 811 – Multiple sclerosis : advanced MRI biomarkers and imaging innovations
- RPS809 : From tissue to therapy : innovations in biopsy and ablation – research presentation
- RPS 716 – Novel developments in neuro-oncology
SESSIONS PEDAGOGIQUES
- Session pédagogique : RC 800a – Imaging of sports trauma : paediatric vs adult patterns
- E³ 22C – Painful hips in adults
- OB 9 – Discovering medical secrets hidden in ice and sand
- Genital emergencies, a rapid refresher rally
- RC 901 – Approach to liver tumours in adolescents and young adults (AYAs)
- RC 711 – Post-operative and post-treatment brain and spine: imaging essentials for the radiologist
- Meets 7 : Problem-solving with AI in emergencies : the French experience
- RC 800c – La base du crane : l’essentiel en imagerie
SESSIONS SCIENTIFIQUES
EIBIR 8 – Transforming cardiovascular risk prediction with AI: from models to real-world impact with the Trustworthy AI Tools for the Prediction of Obesity Related Vascular Diseases (AI-POD) project
Auteur : Clara COHEN, Pôle Imagerie Centre Hospitalier Universitaire d’Orléans
Surspécialité : cardio et neuro radiologie
Projet européen AI-POD : prédire le risque cardiovasculaire individuel chez les sujets obèses
Le projet AI-POD (AI for the Prediction of Obesity-related vascular Diseases), financé par la commission européenne et débuté en 2023, vise à intégrer les données cliniques, d’imagerie et concernant le mode de vie pour proposer un score de risque cardiovasculaire individuel chez les sujets obèses.
L’inclusion prospective de 1200 patients a débuté, en parallèle de l’analyse de données rétrospectives pour développer le modèle d’IA.
En imagerie, le modèle est entrainé sur le coroscanner uniquement, en se basant sur les données structurelles habituelles, les données géométriques 3D et la radiomique. L’objectif est de proposer une cartographie cardiaque thermique individuelle (déviation par rapport à la norme) combinant le score calcique, la volumétrie cardiaque, l’atteinte myocardique.
L’évaluation des habitudes quotidiennes (apports nutritionnels, quantification du tabagisme, activité physique…) se fait via l’application Citizen App, et assure un suivi continu, complémentaire des données recueillies en établissement de santé.
Le modèle est en cours de développement et s’inscrit dans une perspective plus large de médecine personnalisée, visant notamment à renforcer la prévention primaire chez les sujets obèses.
Le projet AI-POD nous amène aussi en tant que radiologues à intégrer notre pratique dans une logique de santé publique.
RPS 1009 – Research Presentation Session: Interventional radiology – Emerging trends in neuro and head and neck interventional radiology
Auteur : Nicolas STACOFFE, CHU de Lyon
Surspécialité : radiologie interventionnelle
Lors de la session RPS 1009 – Research Presentation Session: Interventional radiology – Emerging trends in neuro and head and neck interventional radiology, un travail portant sur la fixation transfacettaire percutanée sous guidage scanner et scopie réalisée sous anesthésie locale a été présenté. Cette étude prospective monocentrique, menée à Nice entre 2022 et 2025, visait à évaluer la faisabilité, la sécurité et les résultats cliniques de cette technique comme alternative mini-invasive à l’arthrodèse lombaire chez des patients présentant une instabilité segmentaire après laminectomie. Trente patients symptomatiques ont été inclus et traités par cette procédure réalisée par des radiologues interventionnels sous guidage combiné scanner et fluoroscopie. Les résultats cliniques ont été évalués à l’aide de l’échelle visuelle analogique (VAS) pour la douleur et du score de qualité de vie EQ-5D, mesurés en préopératoire puis à 1, 6 et 12 mois, avec un suivi prolongé jusqu’à deux ans. Le taux de succès technique était de 100 %, confirmant la précision du positionnement des vis sous guidage combiné. Sur le plan clinique, une diminution significative de la douleur a été observée avec une réduction moyenne de 3 points sur l’échelle VAS (p < 0,05), associée à une amélioration de la qualité de vie avec une réduction médiane de 2 points du score EQ-5D à 6 et 12 mois. Aucun événement indésirable majeur ni complication grave n’a été rapporté, et aucun patient n’a nécessité de conversion vers une arthrodèse lombaire ouverte conventionnelle. Les vis implantées sont restées stables au cours du suivi et pouvaient être repositionnées ou retirées en toute sécurité si nécessaire. Cette étude souligne le potentiel de la fixation transfacettaire percutanée comme technique mini-invasive permettant une stabilisation efficace du segment lombaire tout en évitant l’anesthésie générale, l’abord chirurgical conventionnel et les durées d’hospitalisation prolongées.
RPS 712 – Paediatric abdominal radiology, new developments in ultrasound, MRI and CT
Auteur : Antoine FRAISSENON, CHU de Lyon
Surspécialité : Pédiatrique
Quatre principales thématiques ont été proposées durant cette session. La première concernait différentes techniques d’échographies avancées pour monitorer l’activité de la maladie de Crohn. Une étude s’intéressait à l’utilisation de l’échographie de contraste et mettait en évidence une corrélation prometteuse entre l’aire sous la courbe perfusionnelle et la calprotectine fécale, marqueur biologique habituellement utilisée pour monitorer l’activité de cette pathologie. A noter cependant, l’absence de mesures de la concordance inter et intra observateur.
La seconde concernait l’étude de paramètres mesurés par technique d’élastographie en échographie pour quantifier la stéatose hépatique chez l’enfant, en utilisant l’IRM comme gold standard. Ces études mettent en évidence que les paramètres mesurés doivent être pondérés en fonction de l’âge des enfants et du type de machine utilisé.
La troisième concernait les paramètres échographiques devant faire suspecter une sténose portale après une transplantation hépatique, avec proposition de différents critères échographiques. Trois principaux étaient proposés : le diamètre de la sténose, la vitesse et le gradient trans-anastomotique. L’intérêt de l’élastographie splénique a été discuté ; la difficulté pour obtenir des mesures reproductibles, y compris avec des appareils provenant d’un même constructeur, a été soulignée.
Enfin, le dernier travail proposait une mise à jour des abaques de biométrie des organes abdomino-pelviens et de la thyroïde en échographie, afin de tenir compte de l’évolution de l’âge pubertaire, qui tend à survenir plus précocement au cours des deux dernières décennies. Il convient toutefois de souligner que les mesures n’ont pas été réalisées chez des enfants sains. Néanmoins, chacune d’elles était effectuée par trois experts et portait sur une cohorte de plus de 20 000 enfants, avec exclusion des valeurs aberrantes.
Prostate cancer MR imaging: today and tomorrow
Auteur : Juliette Coutureau, CHU de Montpellier
Surspécialité : urologie
Dans cette session sur l’exploration de la prostate en IRM 2 études ont retenu notre attention :
Une méta-analyse évaluant la valeur pronostique de l’IRM pré-thérapeutique chez des patients traités par prostatectomie radicale (44 études, 27 453 patients). L’extension extracapsulaire (mT3a) et l’invasion des vésicules séminales (mT3b) détectées en IRM étaient de forts prédicteurs indépendants de récidive biochimique et de progression métastatique. Le diamètre tumoral et les adénopathies détectées en IRM étaient aussi prédictifs, mais plus faibles. L’extension extracapsulaire en IRM était également associée à la mortalité spécifique du cancer de la prostate. L’intégration de ces paramètres IRM pourrait améliorer les modèles de stratification du risque et guider la prise en charge.
Une seconde étude avait pour but de comparer le ciblage des biopsies sous fusion IRM en diffusion versus T2.
Les auteurs ont voulu évaluer si le ciblage des biopsies basé sur la diffusion (DWI) plutôt que sur les séquences T2 pouvait améliorer la performance diagnostique pour la détection des cancers de prostate cliniquement significatifs (csPCa). Ils ont inclus 152 lésions chez 111 patients présentant une discordance de taille entre la DWI et les séquences T2. Les résultats ont montré que le ciblage des lésions basé sur la DWI permettait un meilleur rendement diagnostique pour les csPCa comparé au ciblage basé sur le T2 (AUC 0,86 vs 0,66). Les auteurs suggèrent donc que la DWI devrait être considérée comme la séquence dominante pour guider les biopsies ciblées des lésions de la zone périphérique.
RPS 811 – Multiple sclerosis : advanced MRI biomarkers and imaging innovations
Auteur : Guillaume HAMON, CHU de Rennes
Surspécialité : Neuroradiologie
Cette session scientifique était consacrée à l’imagerie de la sclérose en plaques : analyse de corrélation entre lésions du nerf optique et charge lésionnelle globale, imagerie de la moelle épinière et des lésions avec anneau paramagnétique (PRL), estimation de l’âge cérébral (Brain Age) et algorithmes d’amélioration du contraste.
On retiendra en particulier une étude dans laquelle les auteurs ont étudié l’intérêt de l’IRM médullaire dans le suivi de la SEP en analysant l’évolution des lésions médullaires, leur relation avec les lésions cérébrales et la progression du handicap. Au total, 127 patients ont été inclus ; des lésions médullaires étaient présentes chez 82,7 % des patients à l’inclusion et 15,1 % ont développé au moins une nouvelle lésion lors du suivi. Les nouvelles lésions étaient plus fréquentes autour de 11–12 mois et survenaient surtout dans les formes récurrentes-rémittentes (associées à une aggravation du score EDSS). Dans les formes progressives, l’apparition de nouvelles lésions était moins fréquente et moins corrélée à l’aggravation clinique. Les auteurs soulignent que l’apparition de nouvelles lésions médullaires peut ainsi être associée à une aggravation du handicap et témoigner d’une activité de la maladie non visible sur l’IRM cérébrale. La fréquence des lésions médullaires reste cependant relativement faible, suggérant plutôt une utilisation ciblée de l’IRM médullaire en fonction du phénotype du patient et du moment du suivi. Ainsi, dans certaines situations spécifiques, ces lésions médullaires (souvent moins surveillées) pourraient néanmoins mériter un suivi aussi régulier que celui des lésions encéphaliques. Ces observations restent toutefois à être interpréter à la lumière de leur impact thérapeutique potentiel.
Si vous êtes intéressé par l’un de ces sujets, les abstracts détaillés sont disponibles dans le programme de l’ECR 2026.
RPS809 : From tissue to therapy : innovations in biopsy and ablation – research presentation
Auteur : Mehdi HAIDAR, CHU de Lille
Radiologie interventionnelle
Cette session a présenté 6 études portant sur les biopsies et les ablations percutanées. Parmi elles, 2 ont retenu notre attention :
Une étude rétrospective sur 5235 biopsies sur lésions cibles rénales avec guidage écho et CT a rapporté un taux de réponse de 95% et un taux de complication de 5%, et 0,7% de complications majeures, avec plus de complication sous guidage CT qu’échographique (5,52% vs 0,78% ; p<0,001).
Une étude rétrospective sur 200 patients a montré que l’injection de sérum physiologique lors du retrait du co-axial après les biopsies pulmonaires réduisait l’incidence de pneumothorax (7% dans le groupe sérum physiologique vs 24% dans le groupe contrôle (p<0,001)), pouvant constituer une alternative au « blood patch ».
RPS 716 – Novel developments in neuro-oncology
Auteur : Ahmed-Ali EL-AHMADI, AP-HM
Lors de cette session consacrée aux nouveautés en neuro oncologie, 3 études ont retenu notre attention.
– Une étude a montré que l’analyse avec la reconstruction en MIP améliore la détection des métastases cérébrales en TDM pour les radiologues non experts en neuroradiologie Tout en permettant un gain de temps d’interprétation significatif.
Bien que l’IRM demeure la référence pour le diagnostic des lésion encéphaliques, L’analyse systématique des MIP dans les protocoles de TDM de routine pourrait être utile dans les contextes non spécialisés ou à ressources limitées.
Une seconde étude évaluée les performances diagnostiques de la cartographie quantitative de la susceptibilité magnétique (QSM) et des signaux de susceptibilité intra tumorale (ITSS) pour la gradation des lésions gliales
Les signaux de susceptibilité intra tumorale (ITSS) seul obtenait une Se de 82 % et une Sp de 83 %, et les paramètres de susceptibilité dérivés de la QSM avaient une Se de 85% et une Sp de 80 %. Le modèle combiné, intégrant la QSM et l’ITSS, avait les meilleures performances avec une Se de 90 % et une Sp de 85 % représentant un complément intéressant à l’IRM conventionnelle dans l’évaluation préopératoire des tumeurs gliales.
La 3ème étude évalué la performance prédictive de biomarqueurs d’imagerie liés à la microvascularisation, au flux sanguin et à l’oxygénation de la tumeur pour distinguer la récidive tumorale de la radionécrose, en comparaison avec le volume sanguin cérébral (CBV) classiquement utilisé dans cette indication.
L’analyse univarié a retenu 6 biomarqueurs significativement plus performants que le CBV. L’analyse par l’algorithme Random Forest a défini un model optimal composé de 5 biomarqueurs : CBV_corrigé, CBV_non corrigé, Delay_ratio, OEF_ratio et COV_ratio avec delay_ratio.
Ces résultats sont promoteurs pour améliorer la différence entre la radionécrose et la progression tumorale.
SESSIONS PEDAGOGIQUES
Session pédagogique : RC 800a – Imaging of sports trauma : paediatric vs adult patterns
Auteur : Maxime PASTOR, CHU de Montpellier
Cette session pédagogique était consacrée aux différences d’imagerie des traumatismes sportifs entre l’enfant et l’adulte, qui illustrent bien encore une fois que l’enfant n’est pas un mini adulte.
Concernant le genou, ce qu’on peut retenir est que les lésions de l’enfant sont le plus souvent des avulsions osseuses ou des atteintes apophysaires, alors que chez l’adulte les lésions traumatiques sont plus fréquemment ligamentaires ou méniscales. L’association radiographie–IRM constitue l’approche diagnostique de référence.
Les fractures de la tubérosité tibiale antérieure (TTA), typiquement observées chez les jeunes sportifs, notamment les footballeurs, illustrent cette prédominance des lésions d’avulsion chez l’enfant. Il faut faire particulièrement attention aux atteintes de la physe, traumatiques ou micro-traumatiques (« stress lesion »), souvent méconnues du radiologue non spécialisé.
Pour l’épaule, l’exemple des joueurs de baseball, population fortement exposée à ces pathologies aux États-Unis, montre que les lésions observées chez l’adulte sont majoritairement labrales ou tendineuses. Au contraire, chez l’enfant et l’adolescent, la lésion la plus fréquente est la « Little League shoulder », liée à une atteinte de la physe proximale de l’humérus, qui se traduit par un élargissement ou une fragmentation de la physe (visible en radio), et un œdème en IRM. Enfin, l’apophysite acromiale constitue une autre lésion de stress du jeune sportif, équivalente à une fracture de type Salter-Harris I, diagnostiquée en IRM.
E³ 22C – Painful hips in adults
Auteur : Maxime PASTOR, CHU de Montpellier
Cette session sur le thème de la hanche douloureuse, a d’abord voulu lutter contre « l’oubli » de la radiographie standard de nos jours. Elle reste notamment utile en première intention pour le diagnostic de la coxarthrose et pour le suivi des prothèses de hanche. Pour le reste, il ressort sans surprise que l’imagerie en coupe est bien souvent nécessaire.
La session a ensuite abordé la problématique de l’arthrose précoce de hanche, définie par une douleur et un pincement articulaire inférieur à 1,5 mm chez les patients de moins de 55 ans. Parmi les principales étiologies, un focus intéressant a été fait sur la dysplasie de hanche, pourvoyeuse de syndrome de conflit fémoro-acétabulaire. Un message important concerne le risque de surdiagnostic de ces conflits, soulignant la nécessité d’une corrélation étroite avec l’examen clinique, tout à fait réalisable en pratique courante par le radiologue.
Cette session pédagogique présente majoritairement un intérêt pour le radiologue débutant ou non spécialiste en musculo-squelettique.
OB 9 – Discovering medical secrets hidden in ice and sand
Auteur : Clara COHEN, Pôle Imagerie Centre Hôspitalier Universitaire d’Orléans
Fête des momies
La radiologie appliquée à l’archéologie vise à établir des données épidémiologiques sur les populations anciennes. Le « Swiss Mummy Project » a débuté en 1995. L’analyse des tissus mous conservés grâce à la momification offre une opportunité unique d’éclairer les conditions de vie des sociétés anciennes.
En 2002 a eu lieu la première biopsie scanoguidée de momie. En 2007, l’IRM au sodium (23Na-MRI) mettait en évidence la concentration inhabituelle de sodium dans les tissus mous, comme reflet de la technique de momification basée sur le natron, minéral permettant la dessication.
Des amulettes scarabées positionnées à la place du cœur, ou des pièces placées dans les mains des défunts étaient visibles en scanner. Sur 52 momies scannées de l’Égypte ancienne, 20 présentaient des calcifications vasculaires, dont 2 de localisation coronaire.
Le développement de dispositifs portables de fluorescence X (pXRF), a rendu possible l’exploration par imagerie directement sur les sites de fouille archéologiques, en particulier pour les éléments non transportables.
Difficile de résumer l’ensemble des informations passionnantes de cette présentation, et que de questions soulevées : quelle est la représentativité de ces données concernant ces populations disparues ? Nos maladies modernes sont-elles en réalité très anciennes ?
Et surtout : comment recueillir le consentement des sujets étudiés ?
Genital emergencies, a rapid refresher rally
Auteur : Juliette COUTUREAU, CHU de Montpellier
Surspécialité : Emergency / Pelvis
De cette session nous pouvons retenir quelques notions utiles en pratique :
Dans la torsion ovarienne, l’apport veineux ovarien est interrompu avant l’apport artériel (à moins que la spire soit très serrée). C’est pourquoi les signes d’œdème ovarien en lien avec la congestion veineuse : augmentation de taille, hyper signal T2 et follicules refoulés en périphérie, sont plus sensibles que les signes d’ischémie : défaut de rehaussement / absence de flux doppler.
En post-partum, il est normal de voir de l’air dans la cavité utérine et un rehaussement très intense / hétérogène de l’utérus jusqu’à 3 semaines après l’accouchement. Attention à ne pas évoquer une endométrite par excès : il s’agit d’un diagnostic clinique sans signe spécifique en imagerie. Seule l’augmentation au cours du suivi de la quantité d’air dans la cavité peut faire suspecter le diagnostic.
Dans les traumatismes de la verge, l’échographie est l’examen de première intention pour identifier le site de la fracture, mais il ne faut pas hésiter à faire une IRM en cas de doute, qui montrera une interruption de l’hyposignal T2 de l’albuginée. L’atteinte urétrale (10 à 20% des patients) est beaucoup plus difficile à affirmer en imagerie. Elle doit être suspectée en particulier lorsqu’il existe une atteinte bilatérale des corps caverneux.
RC 901 – Approach to liver tumours in adolescents and young adults (AYAs)
Auteur : Antoine FRAISSENON, CHU de Lyon
Surspécialité : Pédiatrique, Oncologie
Cette session pédagogique a porté sur les pièges diagnostiques en imagerie des tumeurs hépatiques pédiatriques, en distinguant les situations avec ou sans prédisposition génétique.
Chez les patients sans facteur de risque connu, l’un des principaux pièges est la confusion entre un carcinome fibrolamellaire et l’hyperplasie nodulaire focale (HNF), représentant toutes les deux des tumeurs rares. Un élément discriminant est l’aspect de la cicatrice centrale en IRM : elle apparaît en hyposignal T2 dans le carcinome fibrolamellaire alors qu’elle est en hypersignal T2 dans l’HNF. De plus, la présence de calcifications oriente davantage vers un carcinome fibrolamellaire, celles-ci étant très rares dans l’HNF (moins de 1%). Un autre piège diagnostique consiste à confondre une lésion liquidienne avec un abcès hépatique alors qu’il peut s’agir d’un sarcome embryonnaire non différencié ; ce diagnostic doit être évoqué en l’absence de fièvre et d’élévation de l’alpha-foetoprotéine. Ce type de lésion est rencontré chez les enfants de plus de 5 ans et est fréquemment associé à des métastases pulmonaires.
Chez les patients présentant une prédisposition génétique, certaines tumeurs doivent être particulièrement recherchées. En cas de syndrome Li-Fraumeni, le PECome peut notamment mimer un carcinome hépatocellulaire en imagerie, parfois avec une densité spontanée encore plus basse. Les deux autres situations de prédisposition rapportées sont le syndrome de Beckwith Wiedemann et la polypose adénomateuse familiale qui présentent un sur-risque d’hépatoblastome, proche de 2000 fois supérieur à la population générale. Cette présentation souligne l’importance de prendre en compte les facteurs prédisposant des tumeurs dans l’interprétation des images.
RC 711 – Post-operative and post-treatment brain and spine: imaging essentials for the radiologist
Auteur : Guillaume HAMON, CHU de Rennes
Surspécialité : Neuroradiologie
Cette session pédagogique était consacrée à l’imagerie encéphalique post-opératoire dont voici certains éléments clés.
Concernant l’exploration de tumeurs cérébrales post-opératoires : l’une des principales recommandations de cette session est d’utiliser une séquence 3D T1 TSE à >4-8 minutes après injection afin d’obtenir un rehaussement optimal. L’IRM post-opératoire précoce (48-72h) est utile pour limiter le rehaussement non tumoral lié aux remaniements chirurgicaux, évaluer l’étendue de la résection et rechercher une ischémie. L’IRM pré-irradiation quant à elle doit être réalisée au plus tard 2 semaines avant la radiothérapie, car les glioblastomes peuvent évoluer rapidement avant l’irradiation. Il est également nécessaire d’utiliser les critères RANO 2.0 en prenant comme référence l’IRM après radiothérapie comme examen de référence (et non l’IRM post-chirurgicale ou pré-radiothérapie) et rester attentif à la pseudoprogression, qui peut survenir dans les gliomes IDH-sauvages (dans les 3 mois) et les gliomes IDH-mutés (> 6 mois). Enfin, il est indispensable d’utiliser des techniques avancées (DSC-PWI) en complément de l’imagerie conventionnelle (matching T1/T2) pour différencier radionécrose et progression tumorale.
Concernant l’exploration de l’hypophyse post-opératoire : l’IRM pré-opératoire est indispensable à l’interprétation. En effet la présence d’un résidu tumoral est souvent prévisible à partir de l’évaluation de l’extension tumorale initiale. Par ailleurs, l’aspect des matériaux hémostatiques est important à connaître et notamment la possibilité d’un rehaussement périphérique qui disparait au cours du suivi à plus à 3-5 mois après l’intervention.
Concernant l’imagerie après traitement de l’AVC ischémique : il est important de connaître le “fogging effect” au scanner. Il s’agit d’un aspect pseudo-normal du parenchyme lié à l’évolution habituelle de l’AVC à 1 semaine. Il est également important d’intégrer la classification de Heidelberg pour décrire la transformation hémorragique dans le compte rendu et de la corréler aux symptômes cliniques.
Meets 7 : Problem-solving with AI in emergencies : the French experience
Auteur : Mehdi HAIDAR, CHU de Lille
Intelligence artificielle
Cette session avait pour but de faire un audit sur l’utilisation de l’IA en imagerie d’urgence en France.
En imagerie thoracique, les outils disponibles sont performants pour la détection de pathologies aigues telles que le pneumothorax ou l’embolie pulmonaire. Ainsi, certains outils d’IA avaient une excellente VPN (0,99) pour la dissection aortique, présentant ainsi un intérêt chez les patients à faible probabilité. Toutefois des limites demeurent rendant l’usage en substitution ou en triage dans le cas des syndromes aortiques aigus non réaliste : sous-diagnostic des hématomes intra muraux ou des ulcères aortiques.
En imagerie abdominale, ont été évoqués des logiciels permettant la détection de l’appendicite aigu, du pneumopéritoine et de l’occlusion intestinale aiguë. Toutefois les limites spécifiques de chaque IA et le fait que la pathologie abdominale aigue associe de multiples anomalies sémiologiques cantonnent actuellement l’usage des logiciels d’IA dans le triage des patients plutôt que pour le diagnostic.
En neuroradiologie, la génération de séquences telles que le FLAIR synthétique, permet de gagner du temps lors de la réalisation d’une IRM en alerte thrombolyse.
Les outils d’analyse des mismatch diffusion/perfusion et diffusion/flair sont particulièrement utilisés en routine (RapidIA).
RC 800c – La base du crane : l’essentiel en imagerie
Auteur : Ahmed-Ali EL-AHMADI, AP-HM
La base du crâne constitue une région anatomique stratégique, véritable carrefour entre plusieurs compartiments intracrâniens et extracrâniens. Cette complexité anatomique s’accompagne d’un large éventail de lésions aux présentations variées. Celles-ci peuvent être intrinsèques à la base du crâne ou s’y étendre à partir des espaces adjacents, les foramens jouant alors un rôle clé dans la propagation d’un compartiment à l’autre.
Ces particularités nécessitent des protocoles spécifiques en scanner et en IRM, exposés par les orateurs. À travers une approche didactique et illustrée, cette session propose de revisiter les bases anatomiques de la base du crâne et de parcourir le spectre diagnostique des principales lésions tumorales, infectieuses et vasculaires. Elle met en lumière les diagnostics communs ainsi que les particularités propres à chacun des étages de la base du crâne, afin de fournir des repères pratiques pour l’analyse en imagerie.
ENGLISH VERSION
All summaries of scientific and educational sessions are available here.
SCIENTIFIC SESSIONS
- EIBIR 8 – Transforming cardiovascular risk prediction with AI: from models to real-world impact with the Trustworthy AI Tools for the Prediction of Obesity Related Vascular Diseases (AI-POD) project
- RPS 1009 – Research Presentation Session: Interventional radiology – Emerging trends in neuro and head and neck interventional radiology
- RPS 712 – Paediatric abdominal radiology, new developments in ultrasound, MRI and CT
- Prostate cancer MR imaging: today and tomorrow
- RPS 811 – Multiple sclerosis : advanced MRI biomarkers and imaging innovation
- RPS809 : From tissue to therapy : innovations in biopsy and ablation – research presentation
- RPS 716 – Novel developments in neuro-oncolog
EDUCATIONAL SESSIONS
- RC 800a – Imaging of sports trauma : paediatric vs adult patterns
- E³ 22C – Painful hips in adults
- OB 9 – Discovering medical secrets hidden in ice and sand
- Genital emergencies, a rapid refresher rally
- RC 901 – Approach to liver tumours in adolescents and young adults (AYAs)
- RC 711 – Post-operative and post-treatment brain and spine: imaging essentials for the radiologist
- Meets 7 : Problem-solving with AI in emergencies : the French experience
- RC 800c – The skull base: imaging essentials
SCIENTIFIC SESSIONS
EIBIR 8 – Transforming cardiovascular risk prediction with AI: from models to real-world impact with the Trustworthy AI Tools for the Prediction of Obesity Related Vascular Diseases (AI-POD) project
Author : Clara COHEN, Pôle Imagerie Centre Hôspitalier Universitaire d’Orléans
Speciality : Cardio et neuroradiologie
The European AI-POD Project: Predicting Individual Cardiovascular Risk in Obese Patients
The AI-POD project (AI for the Prediction of Obesity-related Vascular Diseases), funded by the European Commission and launched in 2023, aims to integrate clinical, imaging, and lifestyle data to generate an individualized cardiovascular risk score for obese patients.
Prospective inclusion of 1,200 patients has begun, alongside the analysis of retrospective datasets to develop the AI model.
In imaging, the model is trained exclusively on coronary CT angiography, using conventional structural data, 3D geometric data, and radiomics. The objective is to produce an individualized thermal cardiac map (deviation from normal values) combining the coronary calcium score, cardiac volumetry, and myocardial involvement.
Assessment of daily habits (nutritional intake, smoking quantification, physical activity, etc.) is performed through the Citizen App, ensuring continuous monitoring that complements the data collected in healthcare facilities.
The model is currently under development and is part of a broader perspective of personalized medicine, particularly aiming to strengthen primary prevention in obese individuals.
The AI-POD project also encourages us, as radiologists, to integrate our practice into a broader public health framework.
RPS 1009 – Research Presentation Session: Interventional radiology – Emerging trends in neuro and head and neck interventional radiology
Author : Nicolas STACOFFE, CHU de Lyon
Speciality : Radiologie interventionnelle
During the session RPS 1009 – Research Presentation Session: Interventional radiology – Emerging trends in neuro and head and neck interventional radiology, a study on CT- and fluoroscopy-guided percutaneous transfacet fixation performed under local anesthesia was presented. This prospective single-center study, conducted in Nice between 2022 and 2025, aimed to evaluate the feasibility, safety, and clinical outcomes of this technique as a minimally invasive alternative to lumbar fusion in patients with segmental instability following laminectomy. Thirty symptomatic patients were included and treated using this procedure performed by interventional radiologists under combined CT and fluoroscopic guidance. Clinical outcomes were assessed using the visual analogue scale (VAS) for pain and the EQ-5D quality-of-life score, measured preoperatively and at 1, 6, and 12 months, with extended follow-up up to two years. The technical success rate was 100%, confirming the accuracy of screw placement under combined imaging guidance. Clinically, a significant reduction in pain was observed, with an average decrease of 3 points on the VAS (p < 0.05), along with an improvement in quality of life reflected by a median reduction of 2 points in the EQ-5D score at 6 and 12 months. No major adverse events or serious complications were reported during follow-up, and no patient required conversion to conventional open lumbar fusion. The implanted screws remained stable throughout follow-up and could be safely repositioned or removed if necessary. This study highlights the potential of percutaneous transfacet fixation as a promising minimally invasive technique for effective stabilization of the lumbar segment while avoiding general anesthesia, conventional surgical approaches, and prolonged hospitalization.
RPS 712 – Paediatric abdominal radiology, new developments in ultrasound, MRI and CT
Author : Antoine FRAISSENON, CHU de Lyon
Field: Pediatric
Four main topics were presented during this session. The first focused on different advanced ultrasound techniques used to monitor Crohn’s disease activity. One study explored the use of contrast-enhanced ultrasound and demonstrated a promising correlation between the perfusion curve area under the curve and fecal calprotectin, a biological marker commonly used to monitor disease activity. However, the study did not report measurements of inter- and intra-observer agreement.
The second topic addressed the use of elastography-derived ultrasound parameters to quantify hepatic steatosis in children, using MRI as the gold standard. These studies showed that the measured parameters should be adjusted according to the child’s age and the type of ultrasound machine used.
The third presentation discussed ultrasound parameters suggestive of portal vein stenosis after liver transplantation and proposed several diagnostic criteria. Three main indicators were highlighted: the diameter of the stenosis, flow velocity, and the trans-anastomotic gradient. The potential value of splenic elastography was also discussed, although difficulties in obtaining reproducible measurements—even with devices from the same manufacturer—were emphasized.
Finally, the last study proposed updated reference charts for ultrasound biometrics of the abdominopelvic organs and the thyroid, taking into account the trend toward earlier onset of puberty observed over the past two decades. It should be noted that the measurements were not performed in healthy children. Nevertheless, each measurement was conducted by three experts and involved a cohort of more than 20,000 children, with exclusion of outlier values.
Prostate cancer MR imaging: today and tomorrow
Author : Juliette COUTUREAU, CHU de Rennes
Speciality : Urology
In this session on prostate MRI, two studies particularly caught our attention:
A meta-analysis evaluating the prognostic value of pre-treatment MRI in patients undergoing radical prostatectomy (44 studies, 27,453 patients). MRI-detected extracapsular extension (mT3a) and seminal vesicle invasion (mT3b) were strong independent predictors of biochemical recurrence and metastatic progression. Tumor diameter and MRI-detected lymph nodes were also predictive, although with weaker associations. MRI-detected extracapsular extension was also associated with prostate cancer–specific mortality. Integrating these MRI parameters into risk stratification models could help guide treatment planning and patient management.
A second study aimed to compare MRI–fusion biopsy targeting using diffusion-weighted imaging (DWI) versus T2-weighted imaging (T2WI). The authors evaluated whether DWI-based targeting, rather than T2-based targeting, could improve the diagnostic performance for detecting clinically significant prostate cancer (csPCa). They included 152 lesions in 111 patients with a size discrepancy between DWI and T2WI. The results showed that DWI-based targeting achieved a higher diagnostic yield for csPCa compared with T2-based targeting (AUC 0.86 vs 0.66). The authors therefore suggest that DWI should be considered the dominant sequence for guiding targeted biopsy of peripheral zone lesions.
RPS 811 – Multiple sclerosis : advanced MRI biomarkers and imaging innovation
Author : Guillaume HAMON, CHU de Rennes
This scientific session focused on imaging in multiple sclerosis, including studies on the correlation between optic nerve lesions and overall lesion burden, spinal cord imaging and paramagnetic rim lesions (PRL), brain age estimation, and contrast enhancement algorithms.
One particularly notable study examined the value of spinal cord MRI in the follow-up of multiple sclerosis by analyzing the evolution of spinal cord lesions, their relationship with brain lesions, and their association with disability progression. A total of 127 patients were included; spinal cord lesions were present in 82.7% of patients at baseline, and 15.1% developed at least one new lesion during follow-up. New lesions occurred more frequently around 11–12 months and were mainly observed in relapsing-remitting forms, where they were associated with worsening of the EDSS score. In progressive forms, the appearance of new lesions was less frequent and less strongly correlated with clinical deterioration. The authors emphasize that new spinal cord lesions may therefore be associated with worsening disability and may reflect disease activity not visible on brain MRI. However, the overall frequency of spinal cord lesions remains relatively low, suggesting that spinal cord MRI should be used in a more targeted manner, depending on the patient’s phenotype and the timing of follow-up. In certain specific situations, these spinal cord lesions (often less closely monitored) may nevertheless warrant follow-up as regular as that of brain lesions. These observations should, however, be interpreted considering their potential therapeutic implications.
If you are interested in any of these topics, the detailed abstracts are available in the program of ECR 2026.
RPS809 : From tissue to therapy : innovations in biopsy and ablation – research presentation
Author : Mehdi HAIDAR, CHU de Lille
Radiology interventionnelle
This session presented six studies focusing on percutaneous biopsies and ablation procedures. Among them, two particularly drew our attention.
A retrospective study including 5,235 biopsies of targeted renal lesions performed under ultrasound and CT guidance reported a diagnostic yield of 95%, with an overall complication rate of 5% and 0.7% major complications. The complication rate was significantly higher with CT guidance compared with ultrasound guidance (5.52% vs 0.78%; p < 0.001).
Another retrospective study including 200 patients showed that the injection of saline during withdrawal of the coaxial needle following lung biopsies reduced the incidence of pneumothorax (7% in the saline group vs 24% in the control group; p < 0.001), potentially representing an alternative to the “blood patch” technique.
RPS 716 – Novel developments in neuro-oncolog
Author : Ahmed-Ali EL-AHMADI, AP-HM
During this session dedicated to advances in neuro-oncology, three studies particularly drew our attention.
One study showed that analysis using MIP reconstruction improves the detection of brain metastases on CT for radiologists who are not experts in neuroradiology, while also allowing a significant reduction in interpretation time. Although MRI remains the reference standard for the diagnosis of brain lesions, the systematic analysis of MIP reconstructions in routine CT protocols could be useful in non-specialized settings or in resource-limited environments.
A second study evaluated the diagnostic performance of quantitative susceptibility mapping (QSM) and intratumoral susceptibility signals (ITSS) for the grading of glial lesions.
ITSS alone achieved a sensitivity of 82% and a specificity of 83%, while susceptibility parameters derived from QSM reached a sensitivity of 85% and a specificity of 80%. The combined model integrating QSM and ITSS showed the best performance, with a sensitivity of 90% and a specificity of 85%, representing a valuable complement to conventional MRI in the preoperative assessment of glial tumors.
The third study evaluated the predictive performance of imaging biomarkers related to tumor microvascularization, blood flow, and tumor oxygenation to distinguish tumor recurrence from radionecrosis, in comparison with cerebral blood volume (CBV), which is classically used for this indication.
Univariate analysis identified six biomarkers that were significantly more performant than CBV. Analysis using the Random Forest algorithm defined an optimal model composed of five biomarkers: corrected CBV, uncorrected CBV, Delay_ratio, OEF_ratio, and COV_ratio associated with Delay_ratio.
These results are promising for improving the differentiation between radionecrosis and tumor progression.
EDUCATIONAL SESSIONS
RC 800a – Imaging of sports trauma : paediatric vs adult patterns
Author : Maxime PASTOR, CHU de Montpellier
This educational session focused on the imaging differences between sports-related trauma in children and adults, highlighting once again that children are not simply “small adults.”
Regarding the knee, the key message was that pediatric injuries most commonly consist of osseous avulsions or apophyseal injuries, whereas in adults traumatic lesions more frequently involve the ligaments or menisci. The combination of radiography and MRI remains the reference diagnostic approach. Fractures of the tibial tuberosity, typically seen in young athletes such as soccer players, illustrate this predominance of avulsion injuries in children. Particular attention should be paid to physeal injuries, whether traumatic or related to repetitive stress, which may be underrecognized by non-specialized radiologists.
For the shoulder, the example of baseball players, a population highly exposed to these injuries in the United States, illustrates that adult lesions are predominantly labral or tendinous. In contrast, in children and adolescents the most common condition is “Little League shoulder,” caused by injury to the proximal humeral physis. This typically manifests as physeal widening or fragmentation on radiographs and bone marrow edema on MRI.
Finally, acromial apophysitis represents another stress-related injury in young athletes, corresponding to a Salter–Harris type I equivalent, which is best detected on MRI.
E³ 22C – Painful hips in adults
Author : Maxime PASTOR, CHU de Montpellier
This session on the painful hip began with a reminder of the continuing value of conventional radiography, which tends to be overlooked in the era of cross-sectional imaging. Radiographs remain particularly useful as a first-line examination for the diagnosis of hip osteoarthritis and for the follow-up of hip prostheses. However, as expected, cross-sectional imaging is often required to complete the diagnostic evaluation.
The session then addressed the issue of early-onset hip osteoarthritis, defined by hip pain associated with joint space narrowing below 1.5 mm in patients younger than 55 years. Among the main etiologies, particular attention was given to hip dysplasia, a common cause of femoroacetabular impingement. An important message concerned the risk of overdiagnosis of these impingement syndromes, emphasizing the need for careful correlation with the clinical examination, which can be easily performed by the radiologist in routine practice.
Overall, this educational session was primarily of interest to junior radiologists or those without specific expertise in musculoskeletal imaging.
OB 9 – Discovering medical secrets hidden in ice and sand
Author : Clara COHEN, Pôle Imagerie Centre Hôspitalier Universitaire d’Orléans
Speciality : Cardio et neuroradiologie
Discovering medical secrets hidden in sand
Radiology applied to archaeology aims to establish epidemiological data on ancient populations. The Swiss Mummy Project began in 1995. The analysis of soft tissues preserved through mummification offers a unique opportunity to shed light on the living conditions of ancient societies.
In 2002, the first CT-guided biopsy of a mummy was performed. In 2007, sodium MRI (²³Na-MRI) revealed unusually high sodium concentrations in soft tissues, reflecting the mummification technique based on natron, a mineral used for desiccation.
Scarab amulets placed where the heart should be, or coins placed in the hands of the deceased, were visible on CT scans. Among 52 mummies from ancient Egypt that were scanned, 20 showed vascular calcifications, including 2 with coronary localization.
The development of portable X-ray fluorescence devices (pXRF) has made it possible to perform imaging exploration directly at archaeological excavation sites, particularly for elements that cannot be transported.
It is difficult to summarize all the fascinating information presented, and many questions arise: how representative are these data of those vanished populations? Are our modern diseases in fact very ancient?
And above all: how can we obtain the consent of the subjects being studied?
Genital emergencies, a rapid refresher rally
Author : Juliette COUTUREAU, CHU de Montpellier
Speciality : Emergency/Pelvis
From this session, we can retain several practical points:
Ovarian torsion:
In ovarian torsion, venous outflow is interrupted before arterial inflow (unless the twist is very tight). Therefore, signs of ovarian edema related to venous congestion—such as ovarian enlargement, T2 hyperintensity, and peripherally displaced follicles—are more sensitive than signs of ischemia, such as lack of enhancement or absence of Doppler flow.
Postpartum imaging:
In the postpartum period, it is normal to observe air within the uterine cavity and very intense or heterogeneous uterine enhancement for up to 3 weeks after delivery. Care should be taken not to overdiagnose endometritis, as it is a clinical diagnosis without specific imaging findings. Only an increase in intrauterine air on follow-up imaging may raise suspicion for this diagnosis.
Penile trauma:
In penile trauma, ultrasound is the first-line imaging modality to identify the site of a penile fracture. However, MRI should be performed if there is uncertainty, as it can demonstrate interruption of the T2 hypointense tunica albuginea. Urethral injury (present in 10–20% of patients) is much more difficult to confirm on imaging and should be suspected particularly when there is bilateral involvement of the corpora cavernosa
RC 901 – Approach to liver tumours in adolescents and young adults (AYAs)
Author : Antoine FRAISSENON, CHU de Lyon
Speciality : Pediatric, Oncology
This educational session focused on diagnostic pitfalls in imaging of pediatric liver tumors, distinguishing situations with or without genetic predisposition.
In patients without known risk factors, one of the main pitfalls is confusing fibrolamellar carcinoma with focal nodular hyperplasia (FNH), both of which are rare tumors. A key differentiating feature is the appearance of the central scar on MRI: it appears hypointense on T2-weighted images in fibrolamellar carcinoma, whereas it is hyperintense in FNH. In addition, the presence of calcifications favors fibrolamellar carcinoma, as they are very rare in FNH (less than 1%). Another diagnostic pitfall is mistaking a cystic lesion for a hepatic abscess when it may actually represent an undifferentiated embryonal sarcoma. This diagnosis should be considered in the absence of fever and elevated alpha-fetoprotein levels. This type of lesion is typically seen in children older than five years and is frequently associated with pulmonary metastases.
In patients with genetic predispositions, certain tumors should be specifically considered. In Li-Fraumeni syndrome, PEComa may mimic hepatocellular carcinoma on imaging, sometimes appearing even more hypodense on non-contrast scans. Two other predisposing conditions discussed were Beckwith-Wiedemann syndrome and familial adenomatous polyposis, both associated with a markedly increased risk of hepatoblastoma—approximately 2,000 times higher than in the general population. This session highlighted the importance of considering tumor predisposition syndromes when interpreting imaging findings.
RC 711 – Post-operative and post-treatment brain and spine: imaging essentials for the radiologist
Author : Guillaume HAMON, CHU de Rennes
Speciality : Neuroradiologie
This pedagogic session focused on post-operative brain imaging, with several key points highlighted.
Regarding the evaluation of post-operative brain tumors: one of the main recommendations from this session is to use a 3D T1 TSE sequence acquired more than 4–8 minutes after contrast injection to obtain optimal enhancement. Early post-operative MRI (48–72 hours) is useful to limit non-tumoral enhancement related to surgical changes, assess the extent of resection, and detect ischemia. Pre-irradiation MRI should be performed no later than 2 weeks before radiotherapy, as glioblastomas can evolve rapidly before irradiation. It is also necessary to apply the RANO 2.0 criteria, using the post-radiotherapy MRI as the reference examination (rather than the post-surgical or pre-radiotherapy MRI). Particular attention should be paid to pseudoprogression, which may occur in IDH-wildtype gliomas (within the first 3 months) and IDH-mutant gliomas (after more than 6 months). Finally, the use of advanced imaging techniques such as DSC-PWI is essential in addition to conventional imaging (T1/T2 matching) to differentiate radiation necrosis from tumor progression.
Regarding the evaluation of the post-operative pituitary gland: pre-operative MRI is essential for interpretation. Indeed, the presence of a residual tumor is often predictable based on the initial assessment of tumor extension. In addition, it is important to recognize the imaging appearance of hemostatic materials, particularly the possibility of peripheral enhancement, which typically disappears on follow-up at more than 3–5 months after surgery.
Regarding imaging after treatment of ischemic stroke: it is important to be aware of the “fogging effect” on CT, which corresponds to a pseudo-normal appearance of the brain parenchyma related to the usual evolution of stroke at around 1 week. It is also important to incorporate the Heidelberg bleeding classification when describing hemorrhagic transformation in the radiology report and to correlate these findings with the clinical symptoms.
Meets 7 : Problem-solving with AI in emergencies : the French experience
Mehdi HAIDAR, CHU de Lille
Intelligence artificielle
This session aimed to audit the use of AI in emergency imaging in France.
In thoracic imaging, available AI tools are effective for detecting acute pathologies such as pneumothorax or pulmonary embolism. Some AI tools demonstrated an excellent negative predictive value (0.99) for aortic dissection, highlighting their potential usefulness in patients with low pre-test probability. However, limitations remain, making substitution or triage in acute aortic syndromes unrealistic: intramural hematomas and aortic ulcers are not reliably diagnosed.
In abdominal imaging, software has been developed for the detection of acute appendicitis, pneumoperitoneum, and acute intestinal obstruction. Nonetheless, specific limitations of each AI tool, combined with the fact that acute abdominal pathology often presents with multiple concomitant imaging findings, currently restrict the use of AI software to patient triage rather than definitive diagnosis.
In neuroradiology, the generation of synthetic sequences, such as synthetic FLAIR, allows time-saving during MRI acquisition in thrombolysis alert scenarios.
RC 800c – The skull base: imaging essentials
Author : Ahmed-Ali EL-AHMADI, AP-HM
The skull base is a strategic anatomical region, acting as a true crossroads between several intracranial and extracranial compartments. This anatomical complexity is associated with a wide spectrum of lesions with diverse presentations. These lesions may be intrinsic to the skull base or extend to it from adjacent spaces, with the foramina playing a key role in their spread from one compartment to another.
These particular features require specific CT and MRI protocols, as presented by the speakers. Through a didactic and illustrated approach, this session aims to revisit the anatomical foundations of the skull base and to review the diagnostic spectrum of the main tumor, infectious, and vascular lesions. It highlights common diagnoses as well as the specific characteristics of each level of the skull base, in order to provide practical guidance for imaging analysis.