DAILY NEWS ECR 2026 - 6 MARS 2026 - Bourse CERF-GUERBET

SESSIONS SCIENTIFIQUES

RPS1302: The state of the art in breast MRI

Auteur : Juliette COUTUREAU, CHU de Montpellier

Surspécialité : sénologie

Dans cette session, deux études ont attiré notre attention :

La première concernait l’intérêt d’interpréter le signal T2 des lésions mammaires en IRM (T2 sans FS). Les auteurs ont interprété rétrospectivement 1387 IRM et n’ont mis en évidence aucune association entre le signal T2 et le caractère bénin ou malin des lésions mammaires, mais les lésions les plus agressives (Luminal B, triple négatives, Ki67 élevé) avaient un signal significativement plus élevé (p<0.05) que les tumeurs les moins agressives. De manière notable, les tumeurs avec une composante in situ ne présentaient en général pas un signal T2 élevé.

La seconde avait pour objectif de chercher des valeurs seuils d’ADC pour différencier les lésions bénignes et malignes en IRM. Les auteurs ont analysé 773 lésions (77.2% de lésions malignes). Les lésions malignes avaient un ADC en moyenne plus bas (0.85) que les lésions bénignes (1.23). Un seuil d’ADC de 1.03 permettait de discriminer les 2, avec une sensibilité de 85% et une spécificité de 72%. 

Les deux études concluent que ces caractéristiques doivent être intégrées à l’ensemble des données de l’IRM multiparamétrique (notamment les données de rehaussement dynamique).

RPS 1410 – Detecting damage : sports and trauma imaging

Auteur : Maxime PASTOR, CHU de Montpellier

Surspécialité : MSK

Cette session scientifique était consacrée aux avancées récentes en imagerie des lésions sportives et traumatiques. Voici quelques messages à retenir de cette session.

Une étude a confirmé l’intérêt de l’IRM pour prédire l’évolution des lésions musculaires chez les sportifs. Dans les blessures musculaires de la cuisse chez les footballeurs professionnels, les classifications BAMIC et MLG-R ainsi que certaines caractéristiques IRM (localisation anatomique, longueur de la lésion et la présence de liquide intermusculaire) sont corrélées au délai de retour au sport et au risque de récidive.

L’intégration de modèles d’intelligence artificielle, utilisant les classifications IRM existantes peuvent encore améliorer la stratification pronostique.

Concernant l’analyse des lésions du ligament croisé antérieur, une étude a rapporté que l’analyse multiparamétrique en IRM permet de distinguer avec une grande précision les ruptures récentes et anciennes, ce qui peut être utile pour la prise en charge clinique et certaines situations médico-légales. Une autre étude rapporte des résultats intéressants en utilisant une nouvelle IRM basse intensité (0.15T) exploitant l’effet « magic angle », qui permet de mieux visualiser l’orientation et l’aspect des fibres du LCA.

Dans l’ensemble, cette session illustre la transition vers une imagerie musculosquelettique plus quantitative et prédictive, intégrant de plus en plus l’intelligence artificielle dans l’évaluation et la prise en charge des traumatismes sportifs.

RPS 1311 – Imaging the psychiatric brain: new frontiers and insights

Auteur : Clara COHEN, Pôle Imagerie Centre Hospitalier Universitaire d’Orléans

Surspécialité : Neuroradiologie

Pathologies psychiatriques : les biomarqueurs IRM deviennent essentiels

L’imagerie cérébrale joue un rôle clé dans le bilan des pathologies psychiatriques. A un premier niveau d’exploration, il s’agit d’éliminer des causes dites « organiques ». En réalité, grâce à l’IRM, les preuves d’anomalies structurelles et métaboliques s’accumulent, contribuant à une meilleure compréhension des substrats physiopathologiques et ouvrant les portes vers de nouveaux traitements neuromodulateurs.

Lors d’une entrée dans la schizophrénie, deux sous-types ont été mis en évidence en IRM fonctionnelle chez 77 patients. Le premier pattern (45%) associait une réduction diffuse de l’excitabilité corticale frontale, sensorimotrice et dans le cunéus avec une symptomatologie plus sévère (dépression, troubles cognitifs, symptômes négatifs) ; le second (55%) présentait une atteinte IRM et clinique plus modérée, traduisant de probables processus compensateurs. Ces deux modèles neurobiologiques sont prometteurs pour faire le lien entre atteinte moléculaire et dysfonction neuronale.*

La pathologie bipolaire se caractérise par une dégradation psychiatrique progressive. Chez 45 patients stratifiés par sévérité, l’exploration tractographique et connectomique objectivait une diminution de la « nodal strenght », et une augmentation de la « nodal betweenness » dans le cortex cingulaire postérieur (CCP) chez les patients les plus sévères. La connectivité dans le CCP devient un biomarqueur cible de la progression de la bipolarité.

Et pour finir sur une note joyeuse, la musique lente et régulière n’active pas les mêmes régions cérébrales que la musique intense : de belles perspectives pour la musicothérapie !

*Pour en savoir plus : https://doi.org/10.1186/s12916-026-04721-2

RPS 1417 – Hot Topic: AI in emergency imaging

Auteur : Ahmed-Ali EL AHMADI, AP-HM

Surspécialité : Imagerie Urgences

Lors de cette session consacrée aux nouveautés en neuro oncologie, 3 études ont retenu notre attention.

AI Triage in Emergency Radiology: Enhancing Detection or Adding Noise?
Cette étude rétrospective multicentrique a évalué les performances de l’utilisation simultanée de plusieurs systèmes d’alerte basés sur l’IA : Des algorithmes de détection de  l’hémorragie intracrânienne sur scanner cérébral, du pneumothorax sur radiographie thoracique et de l’embolie pulmonaire incidente sur scanner, ont été utilisé sur 2 336 scanners et 119 radiographies thoraciques.
Les auteurs montrent que les IA améliorent  les performances diagnostiques comparativement au radiologue seul (1.5%, 2/133 pour le saignement intra crânien ; 0.8%,1/119 pour le pneumothorax et 1.3%, 22/1654 pour l’embolie pulmonaire) mais au prix d’une augmentation des cas de faux positifs notamment pour la détection d’embolies pulmonaires. Ainsi au prix d’environ 1,5 fausse alerte par jour, l’IA a permis de détecter une pathologie potentiellement mortelle supplémentaire tous les cinq jours

Ils en concluent que les outils  d’IA en radiologie d’urgence sont utiles à la sécurisation du parcours du patient, à condition d’être vigilants quant aux les faux positifs.

AI Assistance Improves Radiology Resident Reader Performance in CT Diagnosis of Intracranial Hemorrhage

Cette étude a comparé les performances diagnostiques pour la détection des hémorragie intracrâniennes de deux internes en radiologie sans et avec l’aide d’un logiciel d’IA validé. L’étude a montré sur 1337 scanners que l’outil permettait d’augmenter significativement la sensibilité (0,85 à 0,94 ; p < 0,01) et la spécificité (de 0,87 à 0,97 ; p < 0,01). Le bénéfice le plus important a été observé pour les hématomes sous-duraux (HSD) avec un taux d’erreur passant de 20,3 % à 5,7 % ; p < 0,001).

L’IA apparait donc comme un outil intéressant pour améliorer les interprétations des juniors  non encadrés.

RPS1304 Advances in MRI for pulmonary imaging – research presentation session : Chest

Auteur : Mehdi HAIDAR, CHU de Lille

Session recherche – Imagerie Thoracique

Cette présentation visait à exposer les avancées de l’IRM pulmonaire. Parmi les sept études présentées, deux ont particulièrement retenu notre attention.

La première était une étude prospective incluant 12 patients atteints de pneumopathies infiltrantes diffuses associées aux connectivites, à un stade clinique modéré à sévère. Une acquisition en pondération T2 FSE avec synchronisation respiratoire a été réalisée puis comparée au scanner. Chez six patients, les anomalies interstitielles visibles au scanner correspondaient à des lésions en hypersignal T2, prédominant dans les zones les plus atteintes et évoquant, selon les auteurs, un œdème interstitiel, sans corrélation avec le stade de la maladie. À 6 mois de suivi, une majoration de cet œdème était observée chez trois patients sans modification tomodensitométrique ; deux d’entre eux présentaient une aggravation clinique, suggérant que l’œdème détecté en IRM pourrait constituer un marqueur prédictif d’évolution.

La seconde étude évaluait le rôle de l’IRM dans l’analyse du lien entre la dilatation des artères bronchiques et l’atteinte broncho-pulmonaire dans la dyskinésie ciliaire primitive. Un suivi longitudinal sur 3 ans par IRM annuelle a été réalisé chez 68 patients, incluant des séquences de perfusion et d’angiographie. La sévérité de la maladie était évaluée par spirométrie et par le MRI chest score développé dans la mucoviscidose (Eichinger, Eur J Radiol, 2012), appliqué ici à la dyskinésie ciliaire primitive. Plus de la moitié des patients (54 %) présentaient des artères bronchiques dilatées au début du suivi, majoritairement issues de l’aorte. Au cours du suivi, de nouvelles artères dilatées apparaissaient chez 5,8 % des patients et une augmentation de leur nombre était observée chez 4,4 %. Un âge plus élevé et une atteinte pulmonaire plus sévère étaient significativement associés à la présence d’artères dilatées (p = 0,002). Ainsi, du fait de son caractère non irradiant, l’IRM pourrait occuper une place importante dans le suivi de ces patients souvent jeunes.

SESSIONS PEDAGOGIQUES

RC 1202 – Symptomatic breast imaging

Auteur : Juliette COUTUREAU, CHU de Montpellier

Surspécialité : sénologie

Les points clés qui ressortent de cette session sont les suivants :

1- Les douleurs mammaires ne sont pas un signe de cancer du sein. Il n’y a pas d’indication à faire une imagerie en l’absence de signe associé (masse palpable, écoulement). La conduite à tenir dans ce contexte consiste en une réassurance et la prescription d’antalgiques / anti-inflammatoires topiques.

2- Pendant la grossesse et allaitement, l’échographie a des très bonnes performances diagnostiques en cas de symptôme focal, et les mammographies sont très peu irradiantes pour le fœtus (0.001-0.01mGy pour 2 incidences sur les 2 seins).

En pratique, en cas de plainte focale depuis plus de 2 semaines, avant 30 ans on peut proposer une échographie seule, et éventuellement ajouter des mammographies si besoin après 30 ans. L’IRM n’est pas recommandée par l’ACR en raison de l’absence de certitude sur l’innocuité du Gadolinium sur le fœtus à long terme, sauf si indispensable (bilan d’extension) et l’IRM sans injection n’est pas utile.

E³ 22D – Elbow and wrist in sports

Auteur : Maxime PASTOR, CHU de Montpellier

A retenir de cette session pédagogique, la brillante présentation du Pr Reno Sutter, consacrée aux lésions de sursollicitation du coude et du poignet chez le sportif.

Au niveau du coude, les lésions les plus fréquentes concernent les insertions tendineuses épicondyliennes (« tennis elbow » en latéral et « golf elbow » en médial).

Chez l’enfant, le principal diagnostic différentiel est le « Little League elbow », correspondant à une apophysite de traction.

Au niveau du poignet, plusieurs tableaux de sursollicitation ont été discutés. Les lésions tendineuses sont dominées par la ténosynovite de De Quervain, la plus fréquente, observée notamment dans les sports de raquette mais aussi chez les jeunes parents. D’autres lésions peuvent être observées, telles que les kystes dorsaux liés au ligament scapho-lunaire ou les fractures de stress de l’hamatum, notamment chez les grimpeurs.

Cette session a également souligné que certains sports ou activités sont associés à des profils lésionnels spécifiques, soulignant l’importance de reconnaître ces patterns en imagerie. Elle présentait ainsi un intérêt didactique aussi bien pour les radiologues débutants que pour les radiologues musculo-squelettiques plus expérimentés.

RC 1208 – Structured approach to skull base and temporal bone imaging

Auteur : Guillaume HAMON, CHU de Rennes 

Surspécialité : Neuroradiologie

La session rappelle tout d’abord qu’il est important de connaitre les bases anatomiques et d’avoir un plan d’analyse systématique d’un scanner des rochers, de latéral en médial, suivant la propagation du son : conduit auditif externe, membrane tympanique, chaîne ossiculaire et cavité tympanique, puis structures de l’oreille interne (Cavaliere M, Frontiers Neurology 2021). Il est important de ne pas oublier de regarder le reste du volume d’acquisition et notamment le cavum.

Le second message est que l’interprétation de l’imagerie post-opératoire de la base du crâne, dépend essentiellement de l’aspect lésionnel pré-chirurgical, de l’histologie de la lésion et de la technique opératoire utilisée. Il est notamment rappelé que le rehaussement d’un lambeau musculaire observé en post-opératoire, est lié à un phénomène attendu de dénervation aiguë, et ne doit pas être interprété de façon péjorative.

Le scanner et l’IRM sont complémentaires dans l’exploration des nombreuses étiologies des acouphènes pulsatiles. Le troisième message de cette session est qu’il n’existe aucune association entre les boucles vasculaires au sein du CAI ou les contacts neurovasculaires vestibulocochléaires et la présence d’acouphènes pulsatiles (Chong ML, European Radiology 2025).

RC 1311 – Pick up the phone in the neuroradiology reading room

Auteur : Guillaume HAMON, CHU de Rennes 

Surspécialité : Neuroradiologie

La présentation des principales urgences neuro-ophtalmologiques, vasculaires/traumatiques et infectieuses/inflammatoires, a été illustrées à travers de nombreux cas cliniques. Les orateurs ont insisté sur l’importance du contexte dans les stratégies d’exploration. Par exemple face à une diplopie binoculaire, certains éléments associés imposent une imagerie en urgence : des céphalées (rupture d’anévrysme, apoplexie hypophysaire), un début brutal (AVC), une HTIC (thrombose veineuse, tumeur), un syndrome infectieux (abcès) ou encore un traumatisme (incarcération musculaire, fistule carotido-caverneuse).

Difficile de résumer les très nombreux éléments de cette excellente présentation : je vous invite vivement à regarder cette session en replay (RC 1311).

La dernière partie était consacré aux éléments à ne pas mentionner de manière abusive et aux erreurs d’interprétation fréquemment observées. Un rappel a notamment concerné l’aspect des espaces périvasculaires dilatés au scanner qui ne doivent pas être confondus avec des ischémies lacunaires : classiquement situés à hauteur de la commissure antérieure, présentant des contours réguliers autour d’un vaisseau et apparaissant en isosignal au LCS sans œdème en FLAIR, par opposition aux lacunes profondes (situés au sein du thalamus et noyaux gris centraux). Une exception existe cependant : les espaces périvasculaires dilatés situés en région temporale antérieure qui peuvent présenter un hypersignal FLAIR périphérique dans cette topographie, sans signification pathologique.

RC 1212 – Imaging complications of prematurity: bronchopulmonary dysplasia (BPD), intraventricular haemorrhage (IVH) and periventricular leukomalacia (PVL), necrotising enterocolitis (NEC)

Auteur : Ahmed-Ali EL AHMADI, AP-HM

Surspécialité : Pédiatrie

Cette session était centrée sur les complications de la prématurité : dysplasie broncho-pulmonaire, lésions hémorragiques encéphaliques, leucomalacie périventriculaire et l’entérocolite ulcero-nécrotique.

La dysplasie broncho-pulmonaire peut se compliquer de sténose des veines pulmonaires, de broncho-malacie ou d’hypertension artérielle pulmonaire. La radiographie reste l’examen de première intention. La place du scanner est discutée, il reste indispensable pour le bilan  pré thérapeutique de certaines complications et doit être réalisé avec injection de produit de contraste.

La surveillance systématique par échographie transfontanellaire est nécessaire au dépistage des complications encéphaliques de la prématurité. L’IRM est recommandé chez tous les prématurés à l’âge du terme corrigé pour le bilan global.

Le diagnostic de l’entérocolite ulcéro-necrosante repose sur la radiographie et l’échographie. Cette dernière permet la recherche des  signes de complications (Pneumopéritoine, épanchement péritonéal  et l’absence de péristaltisme). La pneumatose pariétale et l’aéroportie sont des signes qui peuvent disparaitre rapidement et leur absence n’exclut pas le diagnostic. L’échographie de contraste est rapportée comme un outil possible pour le dépistage des complications digestives  

PL 2 – Whole Brain Living: The Anatomy of Choice and the Four Characters That Drive Our Life

Auteur : Clara COHEN, Pôle Imagerie Centre Hospitalier Universitaire d’Orléans

Surspécialité : neuroradiologie

Une éclaireuse dans la recherche sur la schizophrénie 

Grand show hologramique par la neurophysiologiste Jill Bolte Taylor, pionnière dans la recherche sur la schizophrénie (SCZ), à laquelle elle a consacré sa carrière pour mieux comprendre son frère atteint de la maladie.

Elle a contribué identifier l’aire visuelle médio-temporale, impliquée dans le suivi visuel des objets se déplaçant, comme substrat de la maladie. En effet, contrairement aux personnes saines qui focussent sur l’objet, le regard des personnes atteintes de SCZ se pose en arrière de l’objet en mouvement. L’intégration des informations du monde qui nous entoure est donc d’emblée perturbée chez les patients, leur autre perception de la réalité rend difficile la possibilité de vivre des expériences communes.

Dans les années 1990, ses collègues et elle ont contribué à changer de paradigme dans la recherche sur la SCZ, où la dopamine était initialement identifiée comme principal neuromodulateur dysfonctionnel. Ils ont mis en évidence une altération dans le système de la sérotonine, qui, durant la période embryonnaire, agit comme éclaireuse pour la maturation du cortex.  Les fibres dopaminergiques suivent ensuite le chemin tracé par la sérotonine.

Fréquemment découragée de poursuivre ses recherches en raison de la mauvaise réputation des pathologies psychiatriques, elle a persévéré, et milité, y compris en chanson, pour exposer l’importance des dons de tissus cérébraux à des fins de recherche aux USA.

Un parcours inspirant !

Cube 16 : the cube : innovative fusion imaging in neurointervention : tips and tricks

Auteur : Mehdi HAIDAR, CHU de Lille

Session pédagogique – Neuroradiologie Interventionnelle

Les procédures en neuroradiologie interventionnelle sont complexes et nécessitent une bonne analyse de l’imagerie pré-opératoire.

Les outils de guidage avancé tels que la fusion d’image sont essentiels pour optimiser le succès des procédures endovasculaires et leur utilité a été démontrée dans la littérature. La fusion permet en effet d’assurer une navigation optimisée mais également une réduction du temps opératoire, des doses d’irradiation et de produit de contraste (Zhang et al, Medicine, 2016).

La fusion d’image peut être générée soit par couplage à l’imagerie pré-opératoire (angioscanner, angioIRM), soit par acquisition per-opératoire d’images de repérage 2D ou 3D, ensuite superposées à la fluoroscopie à l’aide de logiciels et de machines toujours plus performants. Le guidage par fusion peut être ajusté aux circonstances (mouvements du patient, nécessité de changement d’incidence, modifications des rapports anatomiques…). Il permet également de s’assurer de la bonne position du matériel en cours d’implantation et/ou implanté (coils, stents). Enfin le guidage par fusion d’imagerie multimodale est également utilisé de manière systématique au cours des procédures endovasculaires aortiques (Sailer, Eur J Vasc Endovasc Surg, 2014).

RC1410 – Imaging of the Shoulder

Auteur : Nicolas STACOFFE, CHU de Lyon

Ce texte constitue un résumé d’un des cours pédagogiques consacré à l’imagerie de l’épaule.

Les douleurs de l’épaule sont le plus souvent attribuées à une instabilité gléno-humérale ou à une atteinte de la coiffe des rotateurs. Cependant, d’autres étiologies doivent être systématiquement recherchées lors de l’analyse en imagerie. Parmi celles-ci, les lésions de la poulie du tendon du long biceps, situées au niveau de l’intervalle des rotateurs, constituent une cause importante de douleur et d’instabilité du tendon bicipital. Elles impliquent notamment le ligament gléno-huméral supérieur et le ligament coraco-huméral, et peuvent être classées selon la classification de Habermeyer. La capsulite rétractile représente également une cause fréquente de douleur et de limitation fonctionnelle de l’épaule. L’imagerie, en particulier après injection intra-articulaire de produit de contraste (arthro-IRM ou arthro-scanner), permet une meilleure visualisation de l’épaississement capsulaire et de la diminution du volume articulaire. Au niveau de l’intervalle des rotateurs, on peut observer, notamment dans la phase dite « frozen », une infiltration inflammatoire et un épaississement des structures ligamentaires.Il est également essentiel d’évaluer l’articulation acromio-claviculaire, dont les lésions dégénératives ou inflammatoires peuvent être responsables de douleurs de l’épaule.Par ailleurs, la présence de kystes péri-labraux doit être recherchée, car ils peuvent entraîner une compression nerveuse, en particulier du nerf supra-scapulaire, avec des conséquences fonctionnelles potentielles. Enfin, des situations plus rares peuvent être observées, comme la migration de dépôts calciques dans le muscle, complication inhabituelle des tendinopathies calcifiantes pouvant être responsable de douleurs aiguës de l’épaule.RC

1510 – Refresher Course Spine Imaging

Auteur : Nicolas STACOFFE, CHU de Lyon

Dans la session consacrée à l’imagerie du rachis, j’ai sélectionné une présentation portant sur l’imagerie du traumatisme rachidien.

L’objectif principal de l’imagerie dans le traumatisme rachidien est d’identifier les complications neurologiques évitable à court et à long terme. L’imagerie doit permettre d’identifier rapidement les lésions vertébrales, médullaires ainsi que les éventuelles atteintes vasculaires associées.

Les radiographies standards ont aujourd’hui un rôle limité en raison de leur faible sensibilité pour la détection des lésions rachidiennes. Elles peuvent toutefois être utilisées dans les traumatismes mineurs.

Le scanner (CT) constitue l’examen de référence et à privilégié chez les patients traumatisés, notamment dans le cadre du polytraumatisme. Il permet une excellente analyse des structures osseuses et la détection rapide des fractures et des luxations.

L’IRM joue un rôle complémentaire essentiel. Elle permet d’évaluer les lésions de la moelle épinière, les atteintes ligamentaires et les anomalies de la moelle osseuse. Elle est particulièrement utile en présence de signes neurologiques ou lorsqu’une lésion est suspectée malgré un scanner normal.

L’interprétation de l’imagerie du rachis traumatique doit toujours prendre en compte le mécanisme du traumatisme. Une analyse systématique reposant sur une checklist de lecture est recommandée.

US 15 – What should a radiologist know? Kidney from a paediatric and adult perspective

Auteur : Antoine Fraissenon, CHU de Saint Etienne

Les principales pathologies malformatives, traumatiques et tumorales dans trois domaines de la radiopédiatrie ont été abordées.

En neuroradiologie, l’intérêt de l’IRM avec perfusion et spectroscopie a été mis en évidence pour le diagnostic des tumeurs cérébrales. Chez l’enfant, la prise de contraste ne permet pas de catégoriser les lésions gliales, alors qu’un volume sanguin cérébral augmenté et une restriction de diffusion sont en faveur de lésions de haut grade. La présence de taurine (3,3–3,4 ppm) oriente vers un médulloblastome. L’intérêt de l’IRM fonctionnelle avant exérèse chirurgicale, notamment pour identifier les aires corticales impliquées dans l’élocution, a également été illustré.

La seconde présentation portait sur l’imagerie thoracique. En cas de suspicion de séquestration pulmonaire, un angioscanner thoracique est recommandé entre 3 et 6 mois de vie afin de mieux individualiser les artères systémiques impliquées. Devant une volumineuse lésion kystique pleurale, un pleuropneumoblastome doit être évoqué. Si le diagnostic est confirmé, la mutation DICER1 doit être recherchée, celle-ci étant également associée aux néphromes kystiques.

Le dernier volet concernait l’imagerie digestive. En cas de suspicion de volvulus du mésentère, l’échographie suffit dans la majorité des cas ; l’opacification intestinale ne doit être réalisée qu’en cas de doute, sous scopie. Une stratégie d’imagerie a également été proposée en cas de suspicion de corps étranger, avec recours au scanner uniquement si l’ingestion remonte à plus de 12 heures et que la localisation reste indéterminée par les autres examens. Enfin, en oncologie, plusieurs critères cliniques et radiologiques permettant de différencier un neuroblastome d’un néphroblastome ont été rappelés.

La CEUS montre un intérêt croissant en imagerie rénale pédiatrique, notamment pour mieux détecter les lésions infectieuses et traumatiques, caractériser les tumeurs et évaluer la perfusion du greffon rénal.
Non néphrotoxique et utilisable même chez la femme enceinte, elle devient un outil clé pour l’évaluation des pathologies rénales.

SCIENTIFIC SESSIONS

RPS1302: The state of the art in breast MRI

Author : Juliette COUTUREAU, CHU de Montpellier

Speciality : Breast

In this session, two studies particularly caught our attention.

The first examined the value of interpreting the T2 signal of breast lesions on MRI (T2 without fat suppression). The authors retrospectively reviewed 1,387 MRIs and found no association between T2 signal intensity and whether breast lesions were benign or malignant. However, the most aggressive lesions (Luminal B, triple-negative tumors, and tumors with high Ki-67) showed a significantly higher T2 signal (p < 0.05) than less aggressive tumors. Notably, tumors with an in situ component generally did not demonstrate a high T2 signal.

The second study aimed to identify ADC threshold values to differentiate benign from malignant lesions on MRI. The authors analyzed 773 lesions (77.2% malignant). Malignant lesions had a lower mean ADC value (0.85) than benign lesions (1.23). An ADC threshold of 1.03 allowed discrimination between the two, with a sensitivity of 85% and a specificity of 72%.

Both studies concluded that these characteristics should be integrated with the full set of multiparametric MRI data, particularly dynamic contrast-enhancement findings.

RPS 1410 – Detecting damage : sports and trauma imaging

Author : Maxime PASTOR, CHU de Montpellier

Speciality : MSK

This scientific session focused on recent advances in imaging of sports-related and traumatic injuries. Several key messages emerged from the presentations.

One study confirmed the value of MRI for predicting the evolution of muscle injuries in athletes. In thigh muscle injuries among professional football players, the BAMIC and MLG-R classifications, together with specific MRI features, such as anatomical location, lesion length, and the presence of intermuscular fluid, were correlated with return-to-play time and risk of recurrence. The integration of artificial intelligence models using existing MRI classifications may further improve prognostic stratification.

Regarding anterior cruciate ligament injuries, one study reported that multiparametric MRI analysis can accurately distinguish recent from chronic ACL tears, which may be useful for clinical management and in certain medico-legal situations. Another study presented promising results using a novel low-field MRI system (0.15T) exploiting the “magic angle” effect, enabling improved visualization of the orientation and structure of ACL fibers.

Overall, this session highlighted the ongoing transition toward more quantitative and predictive musculoskeletal imaging, with an increasing integration of artificial intelligence in the evaluation and management of sports injuries.

RPS 1311 – Imaging the psychiatric brain: new frontiers and insights

Author : Clara COHEN, Pôle Imagerie Centre Hospitalier Universitaire d’Orléans

Speciality : Neuroradiology

Psychiatric Disorders: MRI Biomarkers Are Becoming Essential

Brain imaging plays a key role in the evaluation of psychiatric disorders. At an initial level of investigation, its purpose is to rule out so-called “organic” causes. In reality, thanks to MRI, evidence of structural and metabolic abnormalities is accumulating, contributing to a better understanding of the underlying pathophysiological substrates and opening the door to new neuromodulatory treatments.

At the onset of schizophrenia, two subtypes were identified using functional MRI in a study of 77 patients. The first pattern (45%) was associated with a diffuse reduction in cortical excitability in the frontal, sensorimotor, and cuneus regions, along with more severe symptoms (depression, cognitive impairment, and negative symptoms). The second pattern (55%) showed more moderate MRI and clinical involvement, reflecting likely compensatory processes. These two neurobiological models are promising for linking molecular alterations with neuronal dysfunction.

Bipolar disorder is characterized by progressive psychiatric deterioration. In a study of 45 patients stratified by severity, tractography and connectomic analysis demonstrated a decrease in “nodal strength” and an increase in “nodal betweenness” in the posterior cingulate cortex (PCC) among the most severely affected patients. Connectivity in the PCC is thus becoming a target biomarker for the progression of bipolar disorder.

Finally, on a lighter note: slow and regular music does not activate the same brain regions as intense music, offering exciting prospects for music therapy!

*To know more : https://doi.org/10.1186/s12916-026-04721-2

RPS 1417 – Hot Topic: AI in emergency imaging

Author : Ahmed-Ali EL AHMADI, AP-HM

Speciality : Emergency

AI Triage in Emergency Radiology: Enhancing Detection or Adding Noise?

This multicenter retrospective study evaluated the performance of the simultaneous use of several AI-based alert systems. Algorithms for detecting intracranial hemorrhage on brain CT, pneumothorax on chest radiography, and incidental pulmonary embolism on CT were applied to 2,336 CT scans and 119 chest radiographs.

The authors show that AI improves diagnostic performance compared with the radiologist alone (1.5%, 2/133 for intracranial hemorrhage; 0.8%, 1/119 for pneumothorax; and 1.3%, 22/1654 for pulmonary embolism), but at the cost of an increased number of false positives, particularly for pulmonary embolism detection. Thus, at the cost of approximately 1.5 false alerts per day, AI enabled the detection of one additional potentially life-threatening condition every five days.

They conclude that AI tools in emergency radiology are useful for improving patient safety, provided that vigilance is maintained regarding false positives.

AI Assistance Improves Radiology Resident Reader Performance in CT Diagnosis of Intracranial Hemorrhage

This study compared the diagnostic performance of two radiology residents for the detection of intracranial hemorrhage, with and without the assistance of a validated AI software. The study, conducted on 1,337 CT scans, showed that the tool significantly increased sensitivity (0.85 to 0.94; p < 0.01) and specificity (0.87 to 0.97; p < 0.01). The greatest benefit was observed for subdural hematomas (SDH), with the error rate decreasing from 20.3% to 5.7% (p < 0.001).

AI therefore appears to be a valuable tool for improving the interpretations of unsupervised junior residents.

RPS1304 Advances in MRI for pulmonary imaging – research presentation session : Chest

Author : Mehdi HAIDAR, CHU de Lille

Session recherche – Imagerie Thoracique

This presentation aimed to highlight recent advances in lung MRI. Among the seven studies presented, two particularly drew our attention.

The first was a prospective study including 12 patients with connective tissue disease–associated interstitial lung disease (CTD-ILD) at a moderate to severe clinical stage. A respiratory-gated T2-weighted fast spin-echo (FSE) sequence was acquired and compared with computed tomography (CT). In six patients, interstitial abnormalities visible on CT corresponded to T2 hyperintense lesions, predominantly located in the most affected areas. According to the authors, these findings were suggestive of interstitial edema, without correlation with disease stage. At the 6-month follow-up, an increase in edema was observed in three patients without any change on CT; two of these patients experienced clinical worsening, suggesting that MRI-detected edema could represent a predictive marker of disease progression.

The second study assessed the role of MRI in analyzing the relationship between bronchial artery dilatation and bronchopulmonary involvement in primary ciliary dyskinesia (PCD). A 3-year longitudinal follow-up with annual MRI examinations was performed in 68 patients, including perfusion and angiographic sequences. Disease severity was assessed using spirometry and the MRI chest score developed for cystic fibrosis (Eichinger, Eur J Radiol, 2012), which was applied here to primary ciliary dyskinesia. More than half of the patients (54%) had dilated bronchial arteries at baseline, most commonly originating from the aorta. During follow-up, newly dilated arteries appeared in 5.8% of patients, and an increase in their number was observed in 4.4%. Older age and more severe pulmonary involvement were significantly associated with the presence of dilated arteries (p = 0.002). Owing to its non-ionizing nature, MRI may therefore play an important role in the follow-up of these often young patients.

EDUCATIONAL SESSIONS

RC 1202 – Symptomatic breast imaging

Author : Juliette COUTUREAU, CHU de Montpellier

Speciality : Breast

The key points emerging from this session are the following:

1.    Breast pain is not a sign of breast cancer. There is no indication for imaging in the absence of associated signs (palpable mass, nipple discharge). The appropriate management in this context consists of reassurance and the prescription of analgesics and/or topical anti-inflammatory medications.

2.    During pregnancy and breastfeeding, ultrasound has very good diagnostic performance in cases of focal symptoms, and mammography exposes the fetus to very low radiation (0.001–0.01 mGy for two views of both breasts).

In practice, in the case of a focal complaint lasting more than two weeks, ultrasound alone can be proposed for women under 30 years old, and mammography may be added if necessary after the age of 30. MRI is not recommended by the ACR because of the lack of certainty regarding the long-term safety of gadolinium for the fetus, except when indispensable (e.g., for staging). MRI without contrast is not useful.

E³ 22D – Elbow and wrist in sports

Author : Maxime PASTOR, CHU de Montpellier

A key highlight of this educational session was the excellent presentation by Prof. Reno Sutter, focusing on overuse injuries of the elbow and wrist in athletes.

At the elbow, the most common injuries involve the epicondylar tendon insertions, corresponding to lateral epicondylitis (“tennis elbow”) and medial epicondylitis (“golfer’s elbow”). In children, the main differential diagnosis is « Little League elbow », which represents a traction apophysitis.

At the wrist, several overuse conditions were discussed. Tendon disorders are dominated by De Quervain tenosynovitis, the most common entity, frequently observed in racket sports but also in young parents due to repetitive wrist strain. Other associated findings may include dorsal ganglion cysts related to the scapholunate ligament or stress fractures of the hamate, particularly in climbers.

The session also highlighted that specific sports or activities are associated with characteristic injury patterns, emphasizing the importance of recognizing these imaging patterns. Overall, the session provided valuable educational insights for both junior radiologists and more experienced musculoskeletal imaging specialists.

RC 1208 – Structured approach to skull base and temporal bone imaging

Author : Guillaume HAMON, CHU de Rennes

Speciality : Neuroradiology

The session first emphasizes the importance of knowing the anatomical basics and having a systematic analysis plan when reviewing a temporal bone CT scan, from lateral to medial, following the pathway of sound transmission: the external auditory canal, the tympanic membrane, the ossicular chain and tympanic cavity, and the inner ear structures (Cavaliere M, Frontiers in Neurology, 2021). It is also important not to forget to review the rest of the acquisition volume, particularly the nasopharynx.

The second key message is that the interpretation of postoperative skull base imaging depends mainly on the pre-surgical appearance of the lesion, the lesion’s histology, and the surgical technique used. In particular, it is emphasized that enhancement of a muscle flap observed postoperatively is related to an expected phenomenon of acute denervation and should not be interpreted as a concerning finding.

CT and MRI are complementary in the evaluation of the many etiologies of pulsatile tinnitus. The third message of this session is that there is no association between vascular loops within the internal auditory canal or vestibulocochlear neurovascular contacts and the presence of pulsatile tinnitus (Chong ML, European Radiology, 2025).

RC 1311 – Pick Up the Phone in the Neuroradiology Reading Room

Author : Guillaume HAMON, CHU de Rennes

Speciality : Neuroradiology

The presentation of the main neuro-ophthalmological, vascular/traumatic, and infectious/inflammatory emergencies was illustrated through numerous clinical cases. The speakers emphasized the importance of clinical context in guiding imaging strategies. For example, in the presence of binocular diplopia, certain associated features require urgent imaging: headache (aneurysm rupture, pituitary apoplexy), sudden onset (stroke), intracranial hypertension (venous thrombosis, tumor), infectious syndrome (abscess), or trauma (muscle entrapment, carotid–cavernous fistula).

It is difficult to summarize the many key points of this excellent presentation; I strongly encourage you to watch this session in replay (RC 1311).

The final part focused on findings that should not be over-reported and frequent interpretation errors. A reminder was given about the appearance of dilated perivascular spaces on CT, which should not be confused with lacunar infarcts. These are classically located at the level of the anterior commissure, have smooth contours around a vessel, and appear isointense to CSF without FLAIR edema, in contrast to deep lacunes (typically located within the thalamus and basal ganglia). One exception exists, however: dilated perivascular spaces in the anterior temporal region may show peripheral FLAIR hyperintensity in this location, without pathological significance.

RC 1212 – Imaging complications of prematurity: bronchopulmonary dysplasia (BPD), intraventricular haemorrhage (IVH) and periventricular leukomalacia (PVL), necrotising enterocolitis (NEC)

Author : Ahmed-Ali EL-AHMADI, AP-HM

This session focused on the complications of prematurity: bronchopulmonary dysplasia, cerebral hemorrhagic lesions, periventricular leukomalacia, and necrotizing enterocolitis.

Bronchopulmonary dysplasia may be complicated by pulmonary vein stenosis, bronchomalacia, or pulmonary arterial hypertension. Chest radiography remains the first-line imaging modality. The role of CT is debated; however, it remains essential for the pre-therapeutic assessment of certain complications and should be performed with contrast injection.

Systematic surveillance with transfontanellar ultrasound is necessary for the screening of neurological complications related to prematurity. MRI is recommended in all preterm infants at term-equivalent age for a comprehensive evaluation.

The diagnosis of necrotizing enterocolitis relies on radiography and ultrasound. Ultrasound allows the detection of signs of complications such as pneumoperitoneum, peritoneal effusion, and absence of peristalsis. Pneumatosis intestinalis and portal venous gas are signs that may disappear rapidly, and their absence does not exclude the diagnosis. Contrast-enhanced ultrasound has been reported as a potential tool for detecting digestive complications.

PL 2 – Whole Brain Living: The Anatomy of Choice and the Four Characters That Drive Our Life

Author : Clara COHEN, Pôle Imagerie Centre Hospitalier Universitaire d’Orléans

Speciality : Neuroradiology

A Trailblazer in Schizophrenia Research

A spectacular holographic presentation was given by neurophysiologist Jill Bolte Taylor, a pioneer in schizophrenia (SCZ) research, to which she devoted her career in order to better understand her brother, who was affected by the illness.

She helped identify the middle temporal visual area, involved in tracking moving objects, as a neural substrate of the disease. Indeed, unlike healthy individuals who focus their gaze directly on a moving object, people with SCZ tend to fix their gaze slightly behind the moving object. As a result, the integration of information from the surrounding world is disrupted from the outset in these patients. Their altered perception of reality makes it difficult for them to share common experiences with others.

In the 1990s, she and her colleagues helped shift the research paradigm in schizophrenia. Dopamine had initially been identified as the main dysfunctional neuromodulator. However, they demonstrated an alteration in the serotonin system, which during the embryonic period acts as a pathfinder for cortical maturation. Dopaminergic fibers subsequently follow the pathways laid down by serotonin.

Frequently discouraged from continuing her research because of the poor reputation associated with psychiatric disorders, she persevered. She also actively advocated—sometimes even through song—for the importance of brain tissue donation for research in the United States.

An inspiring journey!

Cube 16 : the cube : innovative fusion imaging in neurointervention : tips and tricks

Author : Mehdi HAIDAR, CHU de Lille

Interventional neuroradiology procedures are complex and require careful analysis of preoperative imaging.

Advanced guidance tools such as image fusion are essential for optimizing the success of endovascular procedures, and their usefulness has been demonstrated in the literature. Image fusion enables optimized navigation and also contributes to a reduction in procedural time, radiation exposure, and contrast agent use (Zhang et al., Medicine, 2016).

Image fusion can be generated either by integration with preoperative imaging (CT angiography or MR angiography) or through intraoperative acquisition of 2D or 3D reference images, which are subsequently superimposed onto fluoroscopy using increasingly advanced software and imaging systems. Fusion guidance can be adjusted according to procedural circumstances (patient movement, need to modify the working projection, or changes in anatomical relationships). It also allows verification of the correct positioning of devices during or after implantation (coils, stents). Finally, multimodal image fusion guidance is also routinely used during aortic endovascular procedures (Sailer, Eur J Vasc Endovasc Surg, 2014).

RC1410 – Imaging of the Shoulder

Author : Nicolas STACOFFE, CHU de Lyon

This text summarizes one of the educational lectures dedicated to shoulder imaging.

Shoulder pain is most commonly attributed to glenohumeral instability or rotator cuff pathology. However, other etiologies should be systematically considered during imaging evaluation. Among these, pulley lesions of the long head of the biceps tendon, located within the rotator interval, represent an important cause of pain and instability of the biceps tendon. These lesions involve structures such as the superior glenohumeral ligament and the coracohumeral ligament and can be classified according to the Habermeyer classification.

Adhesive capsulitis is another frequent cause of shoulder pain and functional limitation. Imaging—particularly after intra-articular contrast injection (MR arthrography or CT arthrography), allows better visualization of capsular thickening and reduction of the joint volume. At the level of the rotator interval, especially during the so-called “frozen” phase, inflammatory infiltration and thickening of the ligamentous structures may be observed.

It is also essential to evaluate the acromioclavicular joint, as degenerative or inflammatory changes may contribute to shoulder pain. In addition, paralabral cysts should be carefully assessed, as they may cause nerve compression, particularly of the suprascapular nerve, potentially leading to functional impairment.

Finally, rarer conditions may be encountered, such as migration of calcific deposits into the muscle, an unusual complication of calcific tendinopathy that can lead to acute shoulder pain.

RC 1510 – Refresher Course Spine Imaging

Author : Nicolas STACOFFE, CHU de Lyon

In the session dedicated to spine imaging, I selected a presentation focusing on imaging of spinal trauma.

The primary objective of imaging in spinal trauma is to identify neurological complications that may be preventable in both the short and long term. Imaging must allow rapid detection of vertebral injuries, spinal cord damage, and potential associated vascular involvement.

Conventional radiographs currently have a limited role due to their low sensitivity for detecting spinal injuries. However, they may still be used in cases of minor trauma.

Computed tomography (CT) is the imaging modality of choice in trauma patients, particularly in the setting of polytrauma. It provides excellent evaluation of osseous structures and allows rapid detection of fractures and dislocations.

Magnetic resonance imaging (MRI) plays an essential complementary role, enabling assessment of spinal cord injuries, ligamentous damage, and bone marrow abnormalities. It is particularly useful in patients presenting with neurological deficits or when injury is suspected despite a normal CT scan.

Interpretation of spinal trauma imaging should always take the mechanism of injury into account, and a systematic approach based on a structured reading checklist is recommended.